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L’Athme en constante augmentation au Sénégal La dégradation de l’environnement serait la principale cause

  • Le 11/03/2019 14:50:19
  • Le Soleil- Dans le cadre de ses Séances académiques de lecture, l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) a voulu parler de thèmes actuels liés à la médecine, à l’environnement et la technologie. Le Pr Mamadou Bâ, pédiatre-pneumologue, qui parlait du thème «Asthme et environnement» a montré qu’il existe une constante augmentation de cette maladie avec pour cause la dégradation de la qualité de l’air. C’est connu. La qualité l’air, plus généralement celle de l’environnement, a un lien direct avec la recrudescence de certaines maladies respiratoires, en premier l’asthme. Cette maladie respiratoire chronique est devenue la plus fréquente chez l’enfant au Sénégal. Le Pr Mamadou Bâ, pédiatre-pneumologue, a informé que le taux de prévalence dans le pays se situe entre 3 et 6 % selon des statistiques hospitalières. «Mais, il pourrait se situer autour de 10 %», a-t-il précisé. M. Bâ introduisait le thème «Asthme et environnement» lors des Séances académiques de lecture de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). Lesquelles sont organisées par l’Ansts pour «rapprocher la science de la société et lui faire bénéficier des retombées des réflexions». Sur le plan mondial, les chiffres donnés par l’Oms parlent de 300 millions de personnes concernées par l’asthme avec 250.000 de décès par an. Les enfants sont les premiers exposés. «L’asthme survient souvent chez l’enfant avant l’âge de 10 ans. Au Sénégal, il est la première cause des consultations aux urgences, la première cause des hospitalisations, la première cause d’absentéisme scolaire. Cette incidence sur l’enfance, en constante augmentation, est surtout liée à la pollution de l’air», a expliqué le Pr Mamadou Bâ. Il a divisé les polluants facteurs de cette augmentation en deux catégories : externes et internes. Disparité de prévalence dans les grands centres urbains Pour les polluants externes, le pédiatre-pneumologue a fait référence à la pollution atmosphérique. «La fumée dégagée par les vieilles voitures dont le combustible est le diesel, les pollens, les polluants chimiques, la destruction de la couche d’ozone et les changements climatiques, de façon générale, sont autant de facteurs considérés comme des polluants externes et ayant un impact direct sur la constante augmentation des crises d’asthme. Dans nos villes, s’il y a une densité de trafic supérieure à 20.000 véhicules par jour, il y a la possibilité de créer ce qu’on appelle des leucémies et des tumeurs cérébrales», a-t-il ajouté. Avec une carte à l’appui, M. Bâ a montré une certaine disparité entre les taux de prévalence dans les grands centres urbains et les zones rurales d’un pays à un autre. Cela, pour justifier la pollution atmosphérique plus présente en ville que dans les zones rurales. A côté des polluants externes, il y a ceux internes constitués généralement des fumées de l’encens, du tabagisme passif ou actif, des irritants comme les sprays domestiques, l’humidité. C’est pourquoi le praticien a appelé à une utilisation judicieuse de l’encens et du tabac au Sénégal. Ainsi, les changements climatiques ne menacent pas seulement les côtes maritimes ou le désert et le climat, ils ont un impact réel sur la santé. L’Oms, selon Mamadou Bâ a donné des prévisions de 250.000 décès annuels supplémentaires entre 2030 et 2050, tous liés aux changements climatiques avec des maladies comme l’asthme, le paludisme, etc.


    Greenpeace plaide l’application effective de la loi interdisant les sachets plastiques

  • Le 13/03/2019 16:48:22
  • L’ONG Greenpeace Afrique a appelé mardi à une ‘’application effective’’ de la loi sur l’interdiction des sachets plastiques à usage unique, tout en saluant l’engagement du ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable ‘’dans la résolution du problème que pose le plastique’’. L’ONG internationale de protection de l’environnement ‘’salue l’engagement’’ du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng ‘’dans la résolution du problème que pose le plastique’’. ’’La plus grande problématique environnementale du monde est représentée par le péril plastique’’, a récemment déclaré le professeur Dieng lors d’un déplacement à Touba dans le centre du pays. Greenpeace Afrique indique qu’’’une gestion inclusive permettra, certainement, de graduellement sortir du problème et d’apporter des solutions durables et à long terme’’. Rappelant que ’’le plastique a des effets néfastes sur la vie animale et son rythme de production et d’utilisation n’est pas durable et constitue une menace pour toute l’humanité’’, Greenpeace ajoute que ’’le recyclage seul ne suffit pas pour résoudre le péril plastique’’. ’’Engager la seule responsabilité individuelle des citoyens sénégalais ne pourra pas résoudre l’équation’’, selon l’ONG qui souligne la nécessité d’engager la responsabilité collective de tous, notamment celle des grandes entreprises productrices de ces matières plastiques. Selon Greenpeace, ’’il est bien possible d’avoir un environnement sain et sans plastique pour le bien-être de tous’’.


    Les pollutions responsables d’un quart des morts et maladies dans le monde

  • Le 20/03/2019 14:39:17
  • Un quart des morts prématurées et des maladies à travers le monde sont liées aux pollutions et aux atteintes à l’environnement causées par l’Homme, a mis en garde l’ONU mercredi dans un rapport sur l’état de la planète. Les émissions responsables de la pollution de l’air, les produits chimiques contaminant l’eau potable et la destruction accélérée des écosystèmes nécessaires à la survie de milliards de personnes causent une sorte d’épidémie mondiale qui entrave aussi l’économie, selon le texte. Ce rapport sur l’environnement mondial (Global Environnement Outlook, GÉO), sur lequel ont travaillé 250 scientifiques de 70 pays pendant six ans, souligne également un fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres: surconsommation, pollutions et gaspillage alimentaire au Nord précipitent famine, pauvreté et maladies au Sud. Et alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter, les dérèglements climatiques, comme les sécheresses ou les tempêtes, risquent de s’ajouter au fardeau de milliards de personnes. Dans ce domaine, l’Accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2°C, voire 1,5°C, par rapport à l’ère pré-industrielle. Mais les impacts sanitaires des pollutions, de la déforestation et d’une chaîne alimentaire industrialisée sont moins bien connus, et il n’existe aucun accord international sur l’environnement équivalent à celui de Paris sur le climat. Le rapport GÉO publié mercredi, qui utilise des centaines de sources de données pour calculer l’impact de l’environnement sur une centaine de maladies, compile une série d’urgences sanitaires liées aux pollutions de toutes sortes. Des conditions environnementales « médiocres » sont responsables « d’environ 25% des morts et maladies mondiales », selon le texte, qui parle d’environ 9 millions de morts liées aux pollutions environnementales en 2015. Faute d’accès à l’eau potable, 1,4 million de personnes meurent chaque année de maladies évitables comme des diarrhées ou des parasites liés à des eaux contaminées. Les produits chimiques évacués en mer provoquent des effets négatifs sur la santé « potentiellement sur plusieurs générations », et 3,2 milliards de personnes vivent sur des terres dégradées par l’agriculture intensive ou la déforestation. Le rapport estime aussi que la pollution de l’air cause 6 à 7 millions de morts prématurées chaque année. Quant à l’utilisation débridée d’antibiotiques dans la production alimentaire, elle risque d’entraîner la naissance de bactéries super-résistantes qui pourraient devenir la première cause de morts prématurées d’ici le milieu du siècle. « Des actions urgentes et d’une ampleur sans précédent sont nécessaires pour arrêter et inverser la situation », indique le résumé à l’attention des décideurs qui accompagne le rapport. Sans une réorganisation de l’économie mondiale vers une production plus durable, le concept de croissance pourrait devenir vide de sens face aux morts et aux coûts des traitements, estiment les auteurs. « Le message central est que si vous avez une planète en bonne santé, elle soutient non seulement la croissance mondiale mais aussi la vie des plus pauvres qui dépendent d’un air pur et d’une eau propre », indique à l’AFP Joyeeta Gupta, co-présidente du GÉO. « A l’inverse, un système en mauvaise santé cause des dégâts immenses aux vies humaines ». Le rapport note toutefois que la situation n’est pas irrémédiable, appelant notamment à la baisse des émissions de CO2 et de l’utilisation des pesticides. Le gaspillage alimentaire pourrait également être réduit, alors que le monde jette aux ordures un tiers de la nourriture produite (56% dans les pays les plus riches). « Tout le monde dit que d’ici 2050 nous devrons nourrir 10 milliards de personnes, mais cela ne veut pas dire que nous devons doubler la production », insiste Joyeeta Gupta, plaidant notamment pour une baisse de l’élevage. Mais cela « entraînerait un changement des modes de vie », reconnaît-elle. La publication de ce rapport pendant l’Assemblée générale du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi devrait alimenter le débat sur la question de la responsabilité des dommages causés à la Terre. Selon des sources proches des négociations, certains pays riches, Etats-Unis en tête, menacent de ne pas « accueillir favorablement » le rapport, un mauvais signe dans l’espoir d’un éventuel futur accord sur la réduction des gaspillages, de la surconsommation et des pollutions. Mais petits ou grands, les pays auront à s’adapter à la réalité de leur environnement, souligne Gupta. « Si on regarde l’eau douce, c’est plus ou moins (un volume) fixe », note-t-elle par exemple. « Vous devrez finir par partager. C’est un discours que beaucoup de pays développés n’aiment pas ».


    Environnement : L’Aéroport Dakar Blaise Diagne certifié pour sa gestion des émissions de CO2

  • Le 21/03/2019 14:44:38
  • Les efforts de l’aéroport Dakar Blaise pour devenir une plateforme verte sont reconnus. Il a reçu sa certification dans sa lutte contre les émissions de CO2. Cette accréditation carboneconfirme que les processus de gestion du carbone à l’aéroport Dakar Blaise Diagne mis en œuvre par LimakAibd Summa (LAS) sont en phase avec la réponse de l’industrie aéroportuaire mondial face au défi du changement climatique. Le projet de centrale photovoltaïque ou encore la mise en circulation des taxis hybrides, qui roulent au gaz et à l’essence, à l’aéroport sont des actes posés dans ce sens. Les Etats membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ont mis en place le Plan de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA)qui est un mécanisme de marché mondial qui a pour objectif d’amener les acteurs du monde aéroportuaire de réduire de moitié les émissions de carbone. Ce dispositif qui se veut volontaire dans ses débuts pourrait être contraignant dans l’avenir. LAS a un plan de Gestion de l’empreinte carbone conformément aux dispositions réglementaires et recommandations de l’OACI sur le rejet des substances polluantes atmosphériques, complétant la loi 2001 du 15 janvier 2001 portant code de l’environnement au Sénégal.


    La pollution de l’air augmente le risque de dépression chez les jeunes

  • Le 25/03/2019 13:19:47
  • En ville, des enfants de 12 ans exposés à un air chargé en particules fines et en dioxyde d’azote ont 3 à 4 fois plus de risques de développer une dépression à 18 ans, selon une étude britannique, publiée dans la revue Psychiatry Research de février 2019. La pollution de l’air peut engendrer asthme, allergies, difficultés respiratoires voire des bébés à petit poids. Mais pas seulement. D’après une étude d’épidémiologie psychiatrique anglo-américaine, d’autres risques existent. Menés par la psychopathologiste Helen L. Fisher, du King’College of London, ces travaux montrent un lien biologique direct très probable entre pollution atmosphérique et dépression, en particulier chez les jeunes, dont le cerveau est en cours de développement (1). ► Un grand échantillonnage d’enfants Comment les chercheurs ont-ils procédé ? Ils ont sélectionné 284 enfants qu’ils ont suivis entre les âges de 12 ans à 18 ans, tout en mesurant la quantité de deux principaux polluants présents dans le Grand Londres : les particules fines dites PM 2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 micromètres) et le dioxyde d’azote (NO2), essentiellement émis par les moteurs à combustion des véhicules. Parallèlement, ils ont réalisé des diagnostics d’anxiété, de dépression, de troubles du comportement, de troubles de l’attention et de l’hyperactivité à 12 puis 0 18 ans. Des résultats peu surprenants pour les épidémiologistes Tout d’abord, les chercheurs n’ont pas observé de relation entre la pollution atmosphérique et des troubles neurologiques ou mentaux dès l’âge de 12 ans. En revanche, ils ont relevé une association entre la pollution et ces maladies à l’âge de 18 ans. Près de 20 % des enfants ont développé des symptômes de dépression ou troubles associés à 18 ans, et ce pourcentage augmente avec l’aggravation de la qualité de l’air respiré à 12 ans. Plus précisément, les enfants exposés à des taux élevés de PM 2,5 et de NO2 sont quatre fois plus nombreux à présenter une dépression ou des troubles associés que les enfants ayant inhalé l’air le moins pollué. Une interprétation à confirmer pour les toxicologues Il existerait donc un effet retard, expliquant que les jeunes présentent des troubles neuropsychologiques à 18 ans et non pas dès 12 ans. Comme si les particules et le gaz NO2 mettaient du temps pour détériorer les cellules nerveuses du cerveau. En effet, l’hypothèse principale d’Helen Fisher est que les polluants exercent leur effet délétère en réussissant à pénétrer la barrière hémato-encéphalique. Surtout dans un cerveau en cours de développement, insiste la psychopathologiste. « Constituée de cellules endothéliales très jointives qui tapissent les capillaires sanguins, transporteurs potentiels des PM 2,5 et du NO2, cette barrière est très étanche et, normalement, bloque l’entrée dans le cerveau des agents pathogènes (bactéries, virus, parasites), des toxines, des hormones et même des médicaments neurologiques », rappelle de son côté Francelyne Marano, professeur émérite de toxicologie à l’université Paris-Diderot et spécialiste de nanotoxicologie. Mais on sait que plusieurs agents comme l’alcool, la nicotine ou les ondes électro-magnétiques sont capables de déclencher une inflammation de cette barrière cellulaire comme, probablement, les polluants de cette étude. Il faut encore comprendre les mécanismes physiologiques et cellulaires aboutissant à ces effets. « Davantage de recherches sont nécessaires sur des échantillons d’enfants encore plus grands », indique la chercheuse anglaise. Enfin, Helen Fisher suggère, pour les prochaines enquêtes épidémiologiques, d’analyser également l’effet du bruit, avec l’intuition que celui-ci pourrait être un facteur aggravant l’inflammation de la barrière hémato-encéphalique.


    Comment le réchauffement climatique favorise (et aggrave) les allergies

  • Le 26/03/2019 16:31:38
  • En France, le nombre de personnes allergiques au pollen a presque doublé en trente ans. À cause du réchauffement climatique, il n'est pas prêt de baisser. Nez qui coule, yeux qui pleurent, éternuements, démangeaisons… : les allergies touchent aujourd'hui un Français sur trois, alors que l'association Asthme & Allergies organise ce mardi, au premier jour du printemps, la Journée nationale de l'allergie. Cette proportion, environ deux fois plus importante, qu'il y a trente ans, devrait encore augmenter. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime ainsi que 50% de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique en 2050. Parmi les causes invoquées, le réchauffement climatique est de plus en plus pointé du doigt. Les émissions de pollen durent plus longtemps… C'est une lapalissade : le premier effet du réchauffement climatique est évidemment la hausse des températures. Or, plus celles-ci sont élevées sur une période donnée, plus la pollinisation des végétaux est précoce et les quantités de grains émises importantes. Sous l'effet du réchauffement climatique, la saison des pollens commence donc plus tôt – en fin d'hiver et en début de printemps – et finit plus tard. "C'est le cas pour les pollens de cyprès dans le sud de l'Europe (+18 jours de 1980 à 2002), d'olivier (+18 jours) et de pariétaire (+85 jours) ainsi que d'ambroisie sur le continent nord-américain (+1 à 27 jours selon la latitude de 1995 à 2009)", expliquaient en 2012 les pneumologues Pascal Demoly et François-Bernard Michel, dans une tribune au Figaro. La situation ne devrait pas aller en s'améliorant : selon Météo-France, les hivers sont voués à être de plus en plus doux et humides. … Et sont de plus en plus redoutables Les pollens libérés sont aussi de plus en plus nombreux. L'accentuation de la pollution atmosphérique, en lien étroit avec la hausse des températures, stresse en effet les plantes, qui se mettent à en produire davantage. Il a notamment été montré que la quantité d’allergènes présents dans le pollen de bouleau et d’ambroisie augmentait en même temps le mercure. Les polluants chimiques atmosphériques peuvent "rompre la paroi des grains de pollen et libérer des fragments et des granules cytoplasmiques assez petits pour pénétrer dans le système respiratoire bien plus profondément que les grains entiers", note même la revue professionnelle Medscape, à destination du corps médical. C'est pourquoi certains végétaux réputés peu allergisants le deviennent à proximité des autoroutes, par exemple. La pollution à l"ozone contribue d'ailleurs à exacerber les symptômes des allergies respiratoires, telles que les irritations du nez et de la gorge ou encore la toux, pour ne citer qu'eux. "L’ozone altère les muqueuses respiratoires et augmente leur perméabilité, ce qui engendre une réaction allergique à des concentrations de pollens plus faibles, indique l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. Avant de tempérer : "Mais, à l’heure actuelle, s’il est possible d’affirmer que la pollution atmosphérique augmente le potentiel allergisant des grains de pollens dans certains cas, l’effet inverse a également été observé". Le réchauffement climatique modifie la répartition des végétaux sur le territoire Réchauffement climatique oblige, la répartition des végétaux ne cesse d’évoluer. Certaines espèces typiques du sud, comme l’olivier ou le cyprès, remontent vers le nord. Et ces deux-là sont connus pour être très allergisants. C'est aussi le cas de l'ambroisie. Déjà largement présente dans le centre et le sud de l'Europe ainsi que dans un grand quart sud-est de la France, cette plante sauvage venue d'Amérique pourrait bientôt s'implanter dans le nord de l'Europe, malgré des campagnes régulières d'arrachage. De 33 millions d'Européens souffrant aujourd'hui d'allergies aux pollens d'ambroisie, le chiffre pourrait ainsi passer à 77 millions d'ici à 2050, selon une étude publiée en 2016 dans la revue environnementale Health Perspectives. Selon les chercheurs, les deux tiers de l'augmentation peuvent être attribués au changement climatique, tandis que le tiers restant s'explique par la propagation naturelle de la plante envahissante.


    MANGEONS-NOUS DU PLASTIQUE TOUS LES JOURS?

  • Le 03/04/2019 13:54:24
  • Le péril plastique est toujours là malgré les timides interdictions des plastiques à usage unique. Une étude avait récemment montré que les micro-plastiques sont omniprésents dans la chaîne alimentaire humaine. Cela a été vérifie en détectant leur présence dans les selles de personnes volontaires habitant dans les différents continent. La taille des échantillons plastiques trouvé dans leurs selles varie de 50 à 500 micromètre, soit l'épaisseur d'un cheveu ou plus. Les scientifiques supposent qu'ils ont été ingérés via des produits de la mer que les volontaires ont mange, mais aussi l'eau des bouteilles en plastiques qu'ils ont bue et la nourriture emballée dans du plastique.


    CONSOMMER PLUS DE DEUX CANETTES DE SODA OU DE JUS DE FRUITS PAR JOUR AUGMENTE LE RISQUE DE DÉCÈS PRÉMATURÉ DE 21%

  • Le 03/04/2019 14:39:36
  • Selon une étude de chercheur de l'université de Harvard (USA) publiée dans la revue <<circulation>>, la consommation de sodas réduit l'espérance de vie. Ils en sont arrivés à ce résultat en suivant en suivant la consommation de boissons sucrées de 120 000 américains pendant 30 ans. D'après les chercheurs, ce risque n'est pas seulement lié à la grande quantité de sucre contenue dans ces boissons, ils vient aussi de façon dont le sucre arrive dans l'organisme, sans être entouré par les fibres d'un fruit, par exemple qui freinent sa digestion. Cela favorise le diabète, l'hypertension artérielle avec comme conséquence la survenance de maladies cardio-vasculaires et d'infarctus. ATTENTION DONC BOISSONS SUCRÉES


    4e plan santé environnement : le CGEDD recommande de cibler la pollution de l'air

  • Le 10/04/2019 14:55:30
  • Dans son évaluation du troisième plan santé environnement, le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) tire des recommandations pour le prochain plan. Parmi celles-ci : cibler la pollution de l'air. "Le 3e PNSE [plan national santé environnement], bien qu'affichant un nombre d'actions foisonnant est peu lisible, peine à faire émerger des objectifs clairs, et dispose de très peu de moyens identifiables. Il constitue davantage un catalogue d'actions qu'un plan stratégique", estime le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). Son évaluation du troisième plan santé environnement a été rendue publique le 8 avril. Prévu pour cinq ans, le PNSE 3 doit s'achever en 2019. La mission s'est heurtée à plusieurs difficultés. Parmi celles-ci, le plan présente un grand nombre d'actions générales qui ne permettent pas d'évaluer l'état d'avancement. "Il n'est donc pas possible de dire avec précision ce qui a changé́, du fait du 3e PNSE, dans l'état sanitaire de la population, ou a minima sur son exposition à différentes nuisances, considère-t-elle. Il conviendrait à l'avenir de ne plus promouvoir ce type de mesure qui n'engage à rien". Elle s'est appuyée sur l'analyse de ce document pour formuler des recommandations pour le PNSE 4. Celles-ci arrivent à point nommé. Les travaux de l'élaboration du quatrième plan ont, en effet, débuté en janvier dernier. Les ministres de la Transition écologique et de la Santé avaient alors fixé quatre axes : l'amélioration de la connaissance des expositions environnementales sur la santé (exposome), l'information et la sensibilisation de la population et les professionnels, la "démultiplication" des actions concrètes menées avec les collectivités territoriales, et la réduction des expositions et des inégalités environnementales. Adopter un thématique prioritaire Pour ce quatrième plan, la mission recommande d'adopter une thématique prioritaire "afin d'éviter un foisonnement qui conduit à ce qu'une d'ambition trop forte, couplée à des moyens trop limités, engendre un plan non réalisé". Elle propose que la lutte contre les risques sanitaires, liés à la pollution de l'air, soit retenue. La mission donne comme objectif : le respect des objectifs de qualité de l'air de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les normes européennes pourraient faire l'objet d'un objectif à plus court terme (cinq ans). "Si les compromis divers devaient conduire à définir une trajectoire en retrait par rapport à l'atteinte, à l'échéance du 4e PNSE, des objectifs de qualité́ de l'OMS, la mission considère qu'il serait alors préférable de s'en tenir aux plans classiques sur la qualité de l'air", conditionne-t-elle. Elle souligne que le rôle de plan fédérateur, hiérarchiquement au-dessus des autres plans, du PNSE doit être affirmé. "L'introduction du PNSE 3 s'inscrivait dans cette démarche mais l'exercice n'a pas été explicité dans la présentation des actions et n'apparaît pas dans le déroulement du plan, ce qui a conduit à une confusion du positionnement du PNSE par rapport aux autres plans", rappelle la mission. Selon la mission, si le PNSE 3 a pu contribuer au développement des recherches en santé environnement, il n'a pas permis de mettre en place une stratégie de recherche dans le domaine. En cause : le découplage entre les mécanismes des allocations et le PNSE. Elle préconise donc d'allouer un budget à une stratégie d'ensemble. Créer un observatoire de la santé environnementale Alors que la charte de l'environnement demande une diffusion des données relatives à l'environnement, le CGEDD regrette un bilan des actions menées plutôt décevant. La mission propose la mise à disposition, dans un langage accessible à tous, les données sur l'environnement via un observatoire de la santé environnementale. Ce portail pourrait également permettre de mesurer les progrès réalisés lors de la mise en œuvre des plans. "La réalisation du portail doit s'appuyer sur l'amélioration des dispositifs existants déjà évoqués, développés par le ministère de l'Environnement d'une part et par le ministère de la Santé d'autre part. Ces dispositifs ayant des périmètres respectifs plus larges que la santé environnementale, il faudra assurer l'interopérabilité entre les deux", note la mission. La question des données doit, pour la mission, s'affranchir de la seule notion de base de données qui implique par définition des structures figées qui verrouillent souvent leur interopérabilité. Les outils de la fouille des données, qui permettent d'extraire de l'information pertinente à partir de grandes masses de données, devront être mis à profit pour développer de l'information en santé environnementale. Intégrer la santé environnement dans le contrat de plan Concernant l'action territoriale, la mission interroge sur l'intérêt de mettre en place les plans régionaux santé environnement après les plans nationaux. L'idée : mettre en place des plans régionaux glissants qui seraient revisités à l'occasion du plan national sans être refaits à chaque fois. Pour leur financement, l'Etat pourrait inscrire la santé environnement dans le contrat de plan (CPER) et ainsi mobiliser les fonds de ses établissements publics comme l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). "Il est tout aussi important que l'État donne l'exemple en introduisant les enjeux santé environnement dans l'action régalienne", pointe la mission. Elle souhaite ainsi que le code de l'urbanisme soit modifié pour mentionner explicitement la santé dans les sujets traités par les études d'incidences sanitaires et environnementales (EIS) des documents de planification. Afin de faciliter l'émergence de programmes territoriaux de santé-environnement, la mission préconise de clarifier les compétences relatives à l'hygiène, la santé publique et la santé environnementale des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), ainsi que les pouvoirs de police des présidents. Reste à savoir si ces recommandations seront appliquées. "La quasi-totalité des recommandations de la mission équivalente de 2013 de contribution à l'évaluation du PNSE 2 n'avait pas été suivie. Or, elles restent toutes d'actualité́, à commencer par la première suggérant de poursuivre la politique santé environnement au travers d'un PNSE 3 stratégique, recentré et simplifié, s'ancrant fortement dans la réalité d'actions territoriales et s'appuyant sur une gouvernance dynamique", déplore le CGEDD.


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