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Environnement : Le Sénégal se lance dans la promotion de l’économie verte

  • Le 11/03/2019 11:21:34
  • La conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), en collaboration avec la Direction de l'environnement et des établissements classés (DEEC), a lancé ce mercredi à Dakar, le deuxième atelier d'examen national de l'export vert (ENEV) du Sénégal. Un projet qui s’inscrit dans la promotion de l’économie verte dans un contexte mondial marqué par des changements climatiques. Ainsi, trois filières seront abordées lors de la rencontre : la mangue, l’anacarde et le cosmétique. Sidy Mohamed Taleb, Directeur du bureau régional de la Banque Islamique de développement, estime que le projet portant sur l'examen national de l'export vert «aidera le Sénégal à renforcer sa capacité de production et d’exportation pour lesquels il jouit d’un avantage naturel et comparatif une fois qu’il sera formulé et mis en œuvre ». Il ajoute que la collaboration de la Bid et du Cnuced aideront le pays à créer davantage de valeur ajoutée, à créer des emplois tout en garantissant une utilisation durable des ressources. «Ce projet profitera particulièrement aux petits producteurs et aux petits exploitants des communautés rurales défavorisées», assure-t-il. Selon lui, l’un des résultats escomptés de l’examen national de l’export vert, c’est d’avoir une meilleure compréhension des forces et des faiblesses au niveau national dans la production et l’exportation des produits verts identifiés et des chaines de valeur qui y sont associées. L'autre objectif, c'est la validation et la mise en œuvre, par les parties prenantes nationales, d’un ensemble de mesures et d’actions adoptées au niveau national, visant à faire progresser la production et le commerce de produits verts. Cheikh Fofana, directeur adjoint des établissements classés au ministère de l’Environnement et du développement durable a, lui, accentué son discours sur la nécessité d'une meilleure protection de l’environnement. Pour lui, cet atelier consiste à discuter des enjeux, des perspectives mais également des activités à mettre en œuvre afin d’élaborer un document pour accompagner les responsables des filières. L’objectif d’Enev consiste à booster les exportations. Quant à Malick Kane, représentant de l’Unctad, les travaux vont s’orienter sur la chaine de valeur, les répartitions de revenus, la circularité au niveau de la filière et la création de valeur ajoutée. Ce, pour valider la production durable et les exportations au niveau des filières mangue, anacarde et cosmétique.


    AGRIDAPE : APPEL À CONTRIBUTIONS POUR LE NUMÉRO SPÉCIAL ECONOMIE VERTE

  • Le 20/03/2019 15:33:57
  • Ce numéro spécial de la revue AGRIDAPE va mettre le focus sur les expériences économiques agricoles et de pêche qu’on peut qualifier de vertes, c’est à dire qui prennent en compte les dimensions préservation de l’environnement, inclusion sociale, emplois verts, etc. 1. Contexte et justification Face au phénomène du changement climatique, les stratégies d’adaptation et d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre exigent une remise en cause les modèles économiques traditionnels. La préservation de la Terre, de ses ressources naturelles et de ses écosystèmes est devenue un enjeu majeur qui interpelle fortement l’économie dans ses modalités de production et de consommation. La durabilité des systèmes économiques repose sur une prise en compte de la dimension environnementale. D’où l’engagement de la communauté internationale pour une transition écologique. Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, l’économie verte est un système qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. D’après l’Organisation Internationale du Travail, l’agriculture, l’industrie forestière, la pêche et l’énergie font partie des huit (8) secteurs appelés à connaitre une forte mutation dans les décennies à venir. Economie verte par nature, l’agroécologie est un système de production et de consommation qui valorise les ressources des écosystèmes et des pratiques agricoles durables en bannissant l’utilisation des intrants nuisibles à l’environnement. Dans le domaine de la pêche, face aux menaces qui pèsent sur la durabilité des ressources halieutiques, les acteurs sont en train de développer plusieurs initiatives à petite échelle qui prennent en compte la dimension environnement. Pour contribuer à la transformation progressive du modèle économique dominant, l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED), avec l’appui de l’Union Européenne, a initié le projet « Coalition pour l’Economie Verte ». Cette initiative est mise en œuvre au Sénégal par Innovation, Environnement et Développement en Afrique (IED Afrique) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Dans le cadre de la promotion des expériences économiques vertes dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, IED Afrique a jugé utile de produire un numéro spécial de la revue AGRIDAPE afin de capitaliser les expériences concrètes en matière d’économie verte développées à la base et d’alimenter un dialogue politique fécond et multi-échelle sur la thématique. 2. Contenu En rédigeant leurs articles, les contributeurs devraient mettre l’accent sur les dimensions de l’économie verte que sont : -Présentation de l’activité économique ; -La création d’emplois ; -La dimension écologique (en quoi l’activité contribue-t-elle à la protection de l’environnement ?) ; -Le caractère inclusif de l’activité notamment l’implication des jeunes et des femmes ; -L’équité sociale et économique ; -Les contraintes et les défis ; -La stratégie de pérennisation de l’initiative.


    Économie verte : Renforcement de capacité des universitaires sur l’économie de l’environnement

  • Le 25/03/2019 13:54:20
  • Une opération de « renforcement des capacités pour accélérer la transition vers une économie durable », a été lancée pour répondre au besoin de renforcement de capacité des acteurs francophones. Une opération qui comprend la tenue de trois formations sur l’économie de l’environnement. Un atelier a été ouvert ce matin sur le premier module et qui répond à l’enjeu de sensibilisation et d’appui au renforcement des capacités des établissements de formation sur des aspects conceptuels de base de l’économie de l’environnement. Selon Bienvenu Sambou, DG de l’Institut des Sciences de l’Environnement, il faudra pour les participants « réfléchir et nous entendre sur des concepts, et avoir les mêmes compréhensions de ces concepts », mais au delà, influencer les politiques pour la prise en compte de la dimension...


    Une économie "verte" pourrait créer 18 millions d'emplois, selon un rapport de l'ONU

  • Le 26/03/2019 16:50:16
  • L'ONU estime, dans un rapport publié mardi, que la lutte contre le réchauffement climatique permettrait de créer 18 millions d'emplois d'ici à 2030. Mais les conséquences de cette transition ne sont pas les mêmes pour tous. PUBLICITÉ La lutte contre le réchauffement climatique est bonne pour l'économie. Depuis la COP21, le sommet de Paris sur le climat de 2015, cette affirmation est reprise en boucle par les politiques et les milieux économiques. Mais à quel point ? À cette question, l'Organisation internationale du travail (OIT) répond, dans une étude publiée mardi 15 mai, qu'elle permettrait la création nette de 18 millions d'emplois dans le monde d'ici à 2030. L'organisme de l'ONU – qui réunit les représentants des États membres, des employeurs et des travailleurs – a étudié l'impact que l'effort pour maintenir la hausse des températures au-dessous de 2° C pourrait avoir sur 163 secteurs économiques. La mauvaise nouvelle est qu'elle entraînerait la destruction de six millions d'emplois, essentiellement dans l'industrie pétrolière et minière. La bonne est qu'elle permettrait la création de 24 millions de nouveaux postes. L'Afrique à la traîne Les secteurs du bâtiment et de la construction (nouveaux matériaux et renouvellement des infrastructures), de la production d'énergie renouvelable ou encore de l'agriculture bio devraient être les principaux gagnants de cette transition vers une économie "verte". Mais l'OIT assure que "pour la grande majorité des secteurs, le solde [la différence entre destructions et créations d'emplois] sera positif". Mais le vert n'est pas la couleur de l'espoir pour tout le monde. Pour l'Europe, l'Amérique et l'Asie cette transition serait une aubaine. Mais la lutte contre le réchauffement climatique pourrait conduire à des destructions nettes de 300 000 emplois au Moyen-Orient et de 350 000 en Afrique. Dans le premier cas, l'OIT blâme la dépendance des pays du Golfe à l'industrie pétrolière, tandis que dans le second, l'organisation met en cause l'importance du secteur minier. Cependant, ce scénario plus sombre pour le continent africain n'est pas une fatalité. En effet, si les gouvernements des États concernés placent l'adaptation à la nouvelle réalité climatique tout en haut de leur action politique, la transition "verte" pourrait alors également était profitable à l'emploi dans cette région.


    Développement durable : Vers une économie verte à l’horizon 2030

  • Le 10/04/2019 18:04:38
  • La stratégie nationale pour le développement durable (SNDD) vise la transition vers une économie verte « globale et intégrée » à l’horizon 2030, a souligné la secrétaire d’État chargé du Développement durable, Nezha El Ouafi, dans un exposé présenté en Conseil de gouvernement sur « l’exemplarité de l’administration dans le domaine du développement durable ». A ce titre, N. El Ouafi a passé en revue les principes de la SNDD et ses enjeux majeurs portant notamment sur la consolidation de la gouvernance et la réussite de la transition vers une démocratie verte. Les enjeux de la SNDD consistent aussi à optimiser la gestion et la valorisation des ressources naturelles, préserver la biodiversité, mettre en œuvre la politique nationale de lutte contre les changements climatiques, développer les connaissances relatives au développement durable, encourager le développement durable et à réduire les disparités sociales et territoriales, tout en accordant une attention particulier aux territoires vulnérables, a précisé N. El Ouafi. Elle a également évoqué le pacte de l’exemplarité de l’administration dans le domaine du développement durable dont le premier projet a été présenté lors de la 3ème réunion du comité de pilotage tenue le 9 novembre 2018, avant la présentation de ses dispositions à l’occasion de la première réunion du comité stratégique du développement durable le 22 février 2019, ajoutant que ladite réunion a été l’occasion d’établir la feuille de route de sa mise en œuvre et le plan d’action 2019. Le pacte comprend six objectifs stratégiques assortis de mesures déterminées concernant la généralisation de l’approche environnementale au sein des bâtiments publics, en utilisant les technologies d’efficacité énergétique en vue de lutter contre toutes les formes de gaspillage énergétique, a-t-elle expliqué. La généralisation de l’approche environnementale passe aussi par l’encouragement du recours aux énergies renouvelables, la rationalisation de l’utilisation des eaux et la réduction de leur consommation excessive, la rationalisation de la consommation des fournitures bureautiques et l’introduction des techniques de construction durable dans les nouveaux bâtiments publics, a ajouté N. El Ouafi. Le sixième objectif se rapporte à l’adhésion des établissements publics à l’esprit de gestion et de valorisation des déchets en limitant leur production à travers la consommation rationnelle et l’achat responsable, la réutilisation autant que possible des produits et des débris, ainsi que le recyclage des matières premières existant dans les déchets, a-t-elle enchaîné. Le troisième objectif est relatif à la consolidation des initiatives d’un État « employeur responsable », en fixant, au sein de la fonction publique, des objectifs ayant trait au taux de féminisation à atteindre par catégorie de postes administratifs et d’encadrement. Il s’agit également de fixer à 7% le taux d’emploi des personnes à besoins spécifiques au sein des administrations, des collectivités territoriales et des établissements publics, et de mettre en place des infrastructures nécessaires leur permettant d’accomplir leurs missions. Le quatrième objectif vise l’adoption d’une approche participative et l’amélioration de la transparence, à travers la consolidation des mécanismes de coordination et de concertation, l’implication de la société civile dans l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques, la mise en œuvre de la loi 31.13 relative au droit d’accès à l’information et l’accélération de la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption. Le 5ème objectif concerne l’encouragement des achats publics durables et responsables, à travers l’introduction des principes de durabilité dans le cadre juridique régissant les achats publics, la généralisation et l’organisation de l’acquisition du matériel économique en eau et en énergie à travers la mise en place d’un système de critères et labels écologiques, l’élaboration d’un plan de communication et de sensibilisation relatif aux achats durables et la mise à la disposition des acheteurs publics des guides et des sessions de formation. Le dernier objectif porte sur la consolidation de l’exemplarité des acteurs publics en matière de déplacement, en renforçant l’utilisation des véhicules électriques et hybrides par les acteurs publics, accélérant l’échange des voitures anciennes par d’autres voitures propres respectant au moins la norme de 120 g de CO2/km et en organisant des formations au profit des conducteurs au sein des administration publiques sur les normes écologiques, a poursuivi la secrétaire d’Etat. N. El Ouafi a indiqué, par ailleurs, que la mise en œuvre du pacte de l’exemplarité de l’administration se fait selon deux méthodes: la première concerne le plan ministériel de l’exemplarité de l’administration permettant de fixer les points de contact et les comités de suivi de chaque département, ainsi que l’audit environnemental pour définir l’état référentiel, les indicateurs et les objectifs à concrétiser dans chaque département. La deuxième est liée au plan national de l’exemplarité de l’administration, le document officiel élaboré sur la base des plans ministériels d’exemplarité de l’administration qui fera l’objet de suivi et d’évaluation de la part de la commission stratégique du développement durable, conclut la responsable.


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