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Education Environnementale en Milieu Scolaire

  • Le 25/02/2019 15:28:00
  • Par Dagbégnon René FADONOUGBO, Etudiant en 3ème année de Gestion des Ressources Humaines à l’Université Polytechnique Internationale du Bénin et Directeur exécutif de JEVEV ONG (Jeunesse et Emplois Verts pour une Economie Verte) Dans une perspective d’atteinte des Objectifs de Développement Durable, l’environnement devient une composante essentielle des programmes éducatifs qui intègrent des compétences transversales à des finalités d’éducation à la citoyenneté, à la paix et au développement durable. Depuis les années soixante, l’éducation à l’environnement a émergé comme une forme d’éducation essentielle pour faire passer des messages de protection et de respect du patrimoine naturel. Militants, écologistes et enseignants, entres autres, se sont consacrés à transmettre des messages environnementaux dans une perspective de sensibilisation à l’importance de préserver et de respecter la nature. « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » disait Victor Hugo. Apprenez à un enfant du primaire une notion à l’école, de retour dans son foyer, il s’amusera à échanger avec ses parents sur ce qu’il a appris. C’est dans cette optique que s’inscrit cette thématique d’EEMS (Education Environnementale en Milieu Scolaire) qui consiste à inculquer aux enfants dès leur plus jeune âge les notions environnementales ainsi que les gestes écocitoyens à mener au quotidien pour assainir et rendre propre son cadre de vie. Ce projet vise à former des individus conscients de la complexité et de la fragilité de leur milieu de vie, aptes à agir et à participer dans un contexte local ou global, porteur de valeurs de respect et engagés dans des comportements responsables, afin d’assurer la pérennité de l’environnement. Il s’agit donc d’une éducation pour l’environnement, par l’environnement, relative à l’environnement. L’UNESCO signale dans son premier rapport Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable[1] et [2], « l’importance de l’éducation à l’environnement et au développement durable dans la promotion d’une vision relative à une «communauté mondiale plus durable et plus juste à travers différentes activités d’éducation, de sensibilisation du public et de formation ». Les enseignants sont les principaux acteurs de l’éducation formelle à l’environnement. Leurs contributions, leurs pratiques professionnelles ainsi que l’exemple qu’ils offrent aux élèves sont des facteurs primordiaux pour l’élaboration du profil de l’éco-citoyen qu’ils forment. Comme indiqué dans l’article : « L’éducation à l’environnement dans les écoles libanaises : vers un développement de l’écocitoyenneté ? »[3], paru dans la revue RDST (Recherches en didactique des sciences et des technologies), « l’éducation à l’environnement dépasse la simple préoccupation contemporaine, elle semble être une nécessité, non seulement pour la survie de la planète et la durabilité des ressources naturelles, mais aussi pour l’éducation et l’épanouissement des jeunes. Elle ne se limite donc pas à la simple acquisition des différents savoirs nécessaires à l’adoption des comportements responsables et à la participation active dans la préservation et la résolution des problèmes de l’environnement, mais elle s’avère très prometteuse dans ses contributions à l’épanouissement et au développement des personnalités et des esprits capables d’appréhender le monde dans sa complexité et sa diversité. »


    Sénégal : l’éducation environnementale au cœur du développement durable

  • Le 25/02/2019 15:32:30
  • L’école sénégalaise en plein cœur dans le développement durable « Green back to school : pour une rentrée scolaire au cœur du développement durable » est le thème de la semaine d’enseignement au développement durable, première du genre, organisée par l’Institut international pour la promotion du développement (Iidev) au Collège d’enseignement moyen (Cem) de Blaise Diagne. La (Raddho) qui a pris part à cet événement, a saisi cette occasion pour sensibiliser les élèves en classe de 3ème sur le droit à l’eau et à l’assainissement. Pour sa part, le représentant du ministère de l’environnement et du développement durable M. Ndiaye a salué cette opération et l’investissement des élèves, en insistant sur l’urgence des enjeux du changement climatique. A ses yeux, les élèves ont adopté un geste citoyen et éco-responsable en procédant au reboisement avec la direction des eaux et forêts nous dit Vivafrik. Région de Kolda : en route vers la sécurité alimentaire Le FIDA et le PADAER, en route pour une agriculture porteuse d’un développement durable titre Vivafrik. Pour cette campagne agricole, le PADER s’est beaucoup investi sur le riz de bas-fonds et de plateau, le mais, le niébé et le mil dans la région de Kolda. Ainsi, dans le département de Médina Yoro Foula où cette mission s’est rendue, près de 700 ha sont emblavés au niveau de la seule commune de Bourouco, renseigne le coordonnateur Ngagne BOW. Ce qui représente « presque le quart de ce qui est fait dans la région de Kolda qui est à 2500 ha emblavés », a-t-il précisé. A l’en croire, les producteurs bénéficient d’un encadrement permanent et de qualité qui commence depuis le labour à la mise à disposition des semences certifiées, d’engrais, d’herbicide, mais aussi la formation sur les itinéraires techniques. Sénégal : électrification rural à 60% d’ici 2017 Le Sénégal a obtenu de l’Allemagne un financement de 50 millions € devant servir au développement de son secteur énergétique. Le montant octroyé va servir en outre à soutenir le pays dans ses efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de protection de l’environnement. L’atteinte de ces objectifs passera entre autres par une diminution de la production énergétique à partir de ressources fossiles au profit des énergies renouvelables précise Agence ecofin. Dans ce cadre, un appui sera également apporté à un programme de formation des jeunes en énergies renouvelables qui sera bientôt mis en œuvre. Ainsi, le Sénégal ferait partie des pays les plus touchés par le réchauffement climatique, La grande muraille toujours pas verte Stopper l’avancée du désert est loin d’être une mince affaire. Les pays membres de la Grande muraille verte en sont conscients. Fort de ce constat, Pape Wally Guèye directeur de l’agence de la grande muraille verte indique que la réussite de la riposte repose sur une approche concertée et multisectorielle. A ses yeux, la réalisation de ce projet ne sera possible qu’avec l’adhésion des décideurs, des intellectuels, et notamment l’implication des populations concernées. Pour que ce souhait de la Grande muraille verte se réalise il faut une synergie panafricaine confie Actuvert. Missira : quand abondance de pluie détruit les récoltes La bonne pluviométrie notée cette année n’a pas fait que des heureux dans le monde rural. La zone de Missira, localité située au sud de Tambacounda, zone de culture de banane et de riz par excellence, rien n’y sera récolté cette année dénonce Amadou Barro Watt, président de la fédération des riziculteurs de la région. L’importance des pertes dans ces inondations est immense de superficies emblavées et sinistrées à plus de 80 %. Dans la zone de Dialico, sur les 8 hectares de riz cultivés par les populations, aucune parcelle n’a échappé à la furie des eaux. Tout a été dévasté dans ce patelin où les populations ne vivent que de l’agriculture et des revenus qu’elle leur procure nous renseigne Actuvert.


    L’éducation relative à l’environnement au Sénégal : un puissant levier de transformation des liens sociaux

  • Le 25/02/2019 15:38:29
  • Cet article présente les résultats d’une analyse du Programme de formation-information pour l’environnement (PFIE), implanté au Sénégal entre 1990 et 2001, sous l’angle de sa contribution à la transformation des liens sociaux. Il s’appuie sur une étude de cas réalisée dans le cadre d’une thèse de doctorat. L’analyse des données recueillies fait ressortir que ce programme, sans opérer de rupture radicale avec l’équilibre social traditionnel, a agi comme un levier important de transformation des liens sociaux au sein et autour de l’école. Les principaux changements observés ont trait aux aspects suivants : la reconnaissance du statut et du rôle social des enfants; l’émergence d’une collégialité nouvelle entre les acteurs de l’école; la construction d’un nouveau partenariat école-communauté. Cette étude nous amène à conclure que la contribution du PFIE à la transformation des liens sociaux au Sénégal a été substantielle. Toutefois, la permanence de cette transformation dépendra, pour une bonne part, des formes que prendra l’éducation environnementale à l’issue de la réforme curriculaire en cours dans l’enseignement primaire sénégalais.


    Une nouvelle campagne de gestion durable des forêts démarre !

  • Le 28/02/2019 18:33:25
  • L’association Nebeday a une fois de plus procédé avec ses partenaires (Comité inter villageois, Service forestier et Proder) à l’installation officielle des exploitants forestiers de la commune de Djilor, dans l’arrondissement du même nom, département de Foundiougne et région de Fatick. Cet événement annuel est pour l’association et les différents acteurs une occasion de revenir sur les règles d’exploitation durable ou prescriptions techniques du PAG (Plan d’Aménagement et de Gestion) de la forêt. Pour cette quatrième année de rotation, la parcelle 1 (94 ha) est à l’honneur avec une production durable d'un volume de bois de 679 m3 soit 1 044 stères de bois équivalent à 2 088 sacs de charbon de 50 kg. Développer des actions de conservation des écosystèmes forestiers avec l’adaptation et la participation des acteurs locaux demeure notre principal objectif. L’innovation de cette année consiste à la formation des groupements de promotion féminine sur les techniques d’exploitation durable de la gomme de l’Acacia seal.


    Respect de l’environnement : un Pacte pour sauver la planète

  • Le 01/03/2019 13:39:21
  • Sensibiliser les populations aux problèmes environnementaux, mais surtout outiller les juristes pour qu’ils puissent appliquer partout dans le monde le droit international de l’environnement ; tels sont les défis de juristes du monde entier à travers le Pacte Mondial pour l’Environnement. Ils s’étaient donné rendez-vous à Dakar pour un colloque sur la question de l’environnement et du respect du droit par les Etats, les citoyens et les entreprises. A la tête de ces défenseurs, Laurent Fabius, Président du Conseil constitutionnel de la République de France et ancien président de la Cop21. L’Afrique, un des premiers continents en terme de biodiversité, est le plus menacé par les catastrophe écologique naturelles et l’irresponsabilité des hommes. C’est pourquoi le Club des juriste a tenu à venir faire la promotion de ce projet de Pact mondial pour l’environnement auprès des responsables politiques et les acteurs de la société civile de l’Afrique francophone. Après l’adoption en 2015 de l’Accord de Paris sur le climat et des Objectifs de Developpement Durables (ODD) qui a crée une dynamique nouvelle pour la protection de la planète, l’adoption de ce projet de Pacte est une étape nécessaire pour sauver la vie sur terre. Colloque international sur le Pacte mondial pour l’environnement-Mai 2018-Dakar-Sénégal. Dans un contexte où il n’existe pas de loi mondiale régissant les droits et devoir environnementaux, il est impératif de doter les juristes d’un texte général posant les principes fondamentaux (droit à un environnement sain, devoir de protéger la nature) que tous devront respecter pour renforcer la protection de l’environnement. Il est vrai que les principes fondamentaux en matière d’environnement ont été consacrés dans divers textes comme la Charte mondiale de la nature de 1982 ou la Déclaration de Rio de 1992. Mais ces textes n’ont aucune valeur juridique pour le moment, ce qui laisse la porte ouverte à de nombreuses dérives de la part d’entreprises, Etats et citoyens. L’adoption de ce Pacte sera le moyen d’empêcher les entreprises de polluer à souhait. De forcer les Etats à respecter leurs engagements environnementaux. D’accompagner les défenseurs de l’environnement sur un plan juridiques dans leurs combats.


    sur l’éducation environnementale par l’ONG des villageois de NDEM

  • Le 11/03/2019 14:00:44
  • L’ONG des villageois de Ndem a vu le jour en 1988 suite à la volonté de re-dynamiser le village désertée situé à 120 km de Dakar. L’équipe accompagne les populations rurales dans un processus d’amélioration de leurs conditions de vie, notamment à travers l’éducation, la santé, l’environnement, l’économie durable… Plus particulièrement attachée à la problématique de la gestion des ressources naturelles et désireuses de trouver des alternatives, l’ONG a su développer des actions pertinentes autour de l‘agroécologie, comme réponse à l’exode rurale. C’est dans ce cadre qu’est né le projet Jardin et Flore en 2015. Pour l’année 2018, l’ONG des Villageois de NDEM envisage d’ouvrir un programme de visites pédagogiques pour un public de différents âges via la mise en place d’un réseau d’acteurs dans le domaine de l’éducation environnementale. Des ateliers d’initiations, des balades de découvertes, des chantiers et ateliers participatifs d’aménagement de leur Jardin Faune et Flore sont prévus. Ce Jardin Faune et Flore a pour Objectif de promouvoir la conscience environnementale et les connaissances en sciences naturelles. Dans ce cadre un séminaire de deux jours est prévu fin décembre 2017, afin de réunir les personnes agissant dans le domaine de l’éducation et l’agroécologie. L’idée est de mutualiser les savoirs et les expertises, valoriser ainsi a diffusion des bonnes pratiques et offrir une pédagogie complète. Si vous souhaitez participer à cette rencontre, veuillez contacter directement l’ONG des Villageois de NDEM. Si vous êtes expert en éducation environnementale, ils ont besoin de vous !


    L'éducation à l'environnement comme solution à la crise écologique au Sahel

  • Le 20/03/2019 16:39:26
  • Le souci d'une éducation relative à l'environnement a émergé d'une prise de conscience, à L'échelle mondiale, de la détérioration de l'environnement et des problèmes qu'elle engendre. Cette prise de conscience et notre connaissance de l'environnement se construit à partir de nos activités intellectuelles, de nos activités motrices, de nos expériences sensorielles et de nos expériences affectives. En fait, la construction de nos connaissances est une négociation continuelle entre nos représentations et la réalité à laquelle nous sommes confrontés. Il convient ici de revenir ici sur des notions assez identiques et ambiguës à savoir l'écologie et l'écologisme et l'environnement avant d'aborder le cadre pédagogique. L'écologie est avant tout une science-carrefour où se retrouvent les scientifiques d'une vaste gamme de disciplines autour d'un objectif commun : la compréhension globale des phénomènes impliquant les relations multiples entre les êtres vivants, y compris l'être humain, et leur environnement biophysique et social. L'écologisme est un mouvement, un comportement, une façon de vivre, une philosophie, une éthique, une théorie politique, un projet de société ou tout cela à la fois, qui propose et expérimente de nouveaux modes de vie, sur les plans individuels, économique, culturel et politique, qui garantissent l'épanouissement et la souveraineté à la fois de tout les écosystèmes et de tous les êtres humains de la terre L'environnement est un système dynamique et complexe qui comprend deux sous- systèmes en interrelation : le sous-système naturel constitué par le milieu physique ou l'espace géographique (sol, eau, air, énergie) bien délimité avec ses facteurs biotiques (faune et flore) et le sous système humain avec l'homme et les facteurs socioculturels et économiques. Donc l'éducation relative à l'environnement est (…) un processus dans lequel les individus et la collectivité prennent conscience de leur environnement et acquièrent les connaissances, les compétences, l’expérience et aussi la volonté qui leur permettront d'agir, individuellement et collectivement pour résoudre les problèmes actuels et futurs de l'environnement. De multiples travaux réalisés en sciences de l'éducation au cours des dernières décennies tendent à confirmer que l'apprentissage des savoirs (habiletés, attitudes, connaissances) se fonde sur l'activité de celle ou de celui qui apprend. En éducation relative à l'environnement les situations d'apprentissage devraient permettre aux élèves de prendre contact avec leur milieu et les problèmes qui s'y rattachent, de participer à la vie de leur école et de leur localité et de questionner les comportements individuels et sociaux. Ils sauront ainsi des occasions d'exercer leur jugement moral, de développer leur pensée critique et leur sens des responsabilités, d'estimer la portée de leurs actions au regard de la protection de la nature et l'amélioration de leur environnement immédiat qui recouvre l'ensemble des relations d'interdépendance existant entre les êtres vivants et tous les autres éléments du milieu naturel. L'introduction de l'écologie dans les disciplines du primaire doit être un projet qui aura pour but l'autonomie sociale de l'éduqué et non l'exécution d'une copie conforme à un modèle vue de l'autonomie de l'éduqué, il nous semble plus indiqué de favoriser une découverte personnelle et communautaire du monde, qui lui fait prendre conscience du pouvoir dont il peut user, plutôt que de lui donner des solutions toutes faites qui le rendront à la fois dépendant et replié sur soi. Il visera à la fois la refondation du système éducatif donc l'école et la société et même la formation de l'enseignant ou du professeur. L'éthique du model relationnel donnera une tout autre image de la relation éducative. Dans le cas précité, l’éducateur tachera éventuellement d'expliquer à l'enfant pourquoi il estime qu'il n'est pas raisonnable de jeter les ordures dans la rue, quels sont les méfaits à couper les arbres et quel intérêt avons-nous de protéger la nature ?Un système éducatif reposera sur un ensemble de fondements de divers ordres sociologiques, épistémologiques, didactiques et pédagogiques. Les fondements sociologiques visent la sauvegarde d'un environnement de qualité comme un préoccupation primordiale pour l'ensemble des nations. Cette préoccupation concrètement a donné lieu à l'émergence du concept de développement durable qui se définit comme le fait d'améliorera qualité de la vie des communautés humaines tout en restant dans les limites de la capacité de charge des écosystèmes. L'école a un rôle important à jouer, d'autant plus que la remise en question des valeurs et des modèles socio-économiques qui influencent nos modes de vie actuels apparaît conditionnelle à l'atteinte de cet objectif du maintient d'une qualité de vie acceptable pour l'ensemble des êtres vivants présents et à venir. Les fondements d'ordre épistémologique visent la connaissance scientifique de l'environnement qui se construit au cours des âges et en perpétuelle construction. Notre connaissance de l'environnement se construit à partir de nos activités intellectuelles, de nos activités motrices, de nos expériences sensorielles et de nos expériences affectives. En fait la construction de nos connaissances est une négociation continuelle entre nos représentations et la réalité à la quelle nous sommes confrontés. Ainsi adopter des démarches pédagogiques prenant en considération la conception constructiviste de la connaissance devrait aider les jeunes à prendre conscience de leur égocentrisme, de la valeur relative des connaissances de leur milieu et des limites de toute stratégie de résolution de problème. Les fondements d'ordre didactiques et pédagogiques s'articulent autour de multiples travaux réalisés en sciences de l'éducation au cours des dernières décennies et qui tendent à confirmer que l'apprentissage des savoirs (habiletés, attitudes, connaissances) se fonde sur l'activité de celle ou de celui qui apprend. Enseigner c'est organiser des situations susceptibles de favoriser l'apprentissage chez les élèves et accompagner ces derniers dans leur démarche. Les situations d'apprentissage doivent être signifiantes pour l'élève et susciter son engagement dans sa propre formation. Elles doivent prendre en compte les acquis et les représentations initiales pour permettre ensuite de les questionner, de les modifier, de les enrichir et de les compléter avec les éléments de leur environnement. La revalorisation de la place de l'école dans la société pour une meilleure prise en compte la discipline Ecologie-Environnement Comment pourrait t-on mieux utiliser l'environnement comme cadre de vie et support d'enseignement pour favoriser l'éveil scientifique des élèves à l'école et par là une meilleur formation à la maitrise de l'environnement. A l'école élémentaire une meilleur exploitation pédagogique des ressources de l'environnement local améliore les résultats des apprentissages et favorise la formation d'attitudes / habitudes propices à la sauvegarde du milieu de vie et par là il est possible d'envisager deux hypothèses possibles : La participation et la collaboration des personnes issues du milieu de vie proche de l'école (agriculteurs, techniciens agro pastoraux, artisans, ouvriers, personnels soignant) aux activités éducatives menées à l'école peuvent avoir une influence positive sur les apprentissages, notamment en termes de transfert. Une plus grande collaboration entre l'école et le milieu social proche peut favoriser autant l'identification des besoins et des attentes éducatives du milieu qu'une meilleur définition des contenus et des modalités de formation scolaire, en vue de garantir l'acquisition, par les élèves, des compétences souhaitées. Sur ce, l'école Africaine Mandela Ranch est le modèle type pour une intégration de l'environnement comme discipline pratique dans les contenues de l'apprentissage. Cette école a été créée par la fondation Sylla Tati Caap Onlus / Afrika Art Culture / Caap Onlus / ONG Caap/ dont la coordinatrice Aaishe Sylla et l'administrateur du Ranch M. Boubacar Kane sont une référence pour la généralisation de l'expérience. Le ranch abritant l'école est basée à Rao (porte du sahel) où on applique la pédagogie de l'alternance (école-milieu et environnement). Des futurs citoyens y sont formés aux pratiques culturales et artisanales de leur milieu et initiés aux problèmes de l'environnement immédiat en vu et plus tard à l'environnement international. Les contraintes liées au système éducatif sénégalais Depuis un certain nombre d'années, il est d'usage de parler de la crise de l’école. Il n'est pas aisé de préciser en quoi consiste une telle crise mais on peut noter beaucoup de critiques et un certain nombre de changements dans le rôle de l’école, notamment dans ses rapports avec la société et avec l'Etat .On peut noter aussi une différence dans la place que tiennent, dans l'enseignement, les disciplines scientifiques dans lesquelles doit être intégré et adapté l'environnement. Revalorisation de la formation L'enseignant se trouve pris entre la tendance à privilégier les contenus de connaissances et les compétences. Cette tension comporte un sens pédagogique (y compris dans la signification de la didactique) et un sens sociétal (en lien avec l'évolution de notre société). Elle interpelle la formation des enseignants qui doit toucher au moins trois domaines : sa discipline, les processus d'apprentissage et d'éducation dans un environnement donné, des outils d'analyse pour pouvoir évaluer un enseignement dans une société et à une époque donnée. Un programme scolaire (par exemple en math, ou en Economie, ou en français) ne se structure pas autour d'une rationalité scientifique, mais autour d'un projet de société (que veut-on enseigner aux jeunes ?). Établir un programme est donc un acte politique. Celui-ci doit intégrer les possibilités et les contraintes venant des savoirs scientifiques d'une part, des capacités d'apprentissage d'autre part. Les commissions préparant les programmes ne doivent pas comprendre uniquement des « scientifiques » mais aussi des personnes possédant des outils d'analyse sociale, environnementale et des simples citoyens. Le manque de formation des enseignants à l'analyse sociale contribue à leur résistance au changement, à l'innovation (acceptation aveugle des programmes, croyance naïve dans l'utilité de leur discipline, etc). Particulièrement au Sénégal on ne parle que de l'économie pour se développer et toutes les politiques tournent autour. Il y'a une fausse idée du développement qui s'en dégage et il convient de préciser que le développement ne peut être appréhendé par la seule science économique. Le développement est un processus complexe qui a aussi trait aux aspects éducatifs, écologiques et sociologiques. Il ne peut y avoir de développement dans le contexte de crise environnementale dans le quel nous évoluons sans soucis, c'est impossible. Et l'arme la plus puissante pour remédier à cette crise est l'éducation à l'environnement dans notre système éducatif pour former des citoyens responsables et capables à une certaine époque de redresser la tendance s'il n'est pas trop tard !


    Rufisque/Education à l’environnement : Le Projet Pilote « EduConservation » en phase d’implantation et d’expérimentation

  • Le 25/03/2019 16:37:29
  • La biodiversité que nous connaissons aujourd'hui est le résultat de 3,5 milliards d'années d'évolution. Malheureusement, en raison de la surexploitation humaine des ressources naturelles, de nos modèles non durables de développement et des perturbations qui en résultent pour l'environnement, nous traversons la sixième crise d'extinction de la planète, induisant une dégradation sans précédent des écosystèmes. On estime que le taux actuel d'extinction des espèces est entre 1.000 et 10.000 fois supérieur à ce qu'il serait naturellement. Le bien-être de l’humanité dépend largement de la qualité des écosystèmes et de la biodiversité. Le projet « EduConservation » a pour objectif de contribuer à la conversation de l'environnement et de la biodiversité en sensibilisant les enfants et les jeunes. En dépit des engagements (COP217 et OMD8), les déséquilibres entre la satisfaction des besoins humains et la conservation de la biodiversité ne semblent pas être de véritables priorités pour la plupart des gouvernements et des entreprises privées. Qu’il s’agisse des décideurs ou des citoyens, les changements de comportement prennent beaucoup de temps et se heurtent à de nombreuses résistances. A l’inverse, les enfants et les jeunes bien éduqués manifestent tous les jours leurs capacités à comprendre les enjeux et à vouloir mettre en œuvre les changements nécessaires. Voilà qui justifie la volonté de l’Etat du Sénégal, à travers le Ministère de l’Education et le Ministère de l’environnement, d’initier le Projet « EduConservation ». L’objectif du projet est, en premier lieu, « de créer des supports de formation (papier et numérique) qui seront mis à disposition des systèmes éducatifs africains. En second lieu, le projet s’attachera à créer et à animer des communautés thématiques de jeunes, issus des pays du Sud comme des pays du Nord, en recourant aux réseaux sociaux pour faire émerger une grande plateforme numérique dédiée. L’ensemble sera porté par un modèle économique garantissant la durabilité et le développement géographique rapide du projet. Selon, Mme Claire Duval, directrice générale du Projet« EduConservation » qui est une initiative de Sabine Plattner African Charities (SPAC), « EduConservation est un Projet de sensibilisation pour les élèves de 5e, sensibilisation à la conservation de la nature. » Ainsi ce Mercredi 23 Mai 2018, a démarré au CRFPE de Rufisque, une session de formation des formateurs avec les professeurs de SVT afin de leur permettre de s’approprier un cahier d’activités conçu à cet effet. Ce Projet qui est en sa phase pilote, concerne les académies de Rufisque, Tambacounda, Fatick, Dakar. Selon la Directrice de l’Enseignement Moyen Secondaire Général (DEMSG), Mme Fatimata Ba Diallo, « ce Projet est en phase avec la vision du chef de l’Etat en matière de gestion de l’environnement, est parfaitement en phase avec le PAQUET qui opérationnalise cette vision au niveau du MEN et est totalement en phase avec le curriculum. Former les enseignants à former nos enfants à avoir des aptitudes et des comportements susceptibles d’appuyer le processus de protection de la nature est d’une grande pertinence. Le Ministère est conscient que toute forme d’investissement susceptible de transformer les pratiques ne peut se faire que dans l’école et dans les classes. La cible élève est donc * très pertinente. Et nous sommes dans la perspective de démultiplier ces formations à tous les niveaux. »


    POLOGNE: UN CENTRE D’ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT OUVRIRA SES PORTES À L’AUTOMNE 2020 DANS LA RÉGION DE CZECHOWICE-DZIEDZICE

  • Le 10/04/2019 18:47:49
  • Le ministère polonais de l’Environnement a indiqué qu’un Centre d’éducation à l’environnement dans la région de Czechowice-Dziedzice ouvrira ses portes à l’automne 2020. Ce nouveau projet éducatif écologique s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement de faire de l’éducation un levier essentiel pour changer le comportement de la société en matière de protection de l’environnement et de préservation du patrimoine naturel, indique un communiqué du ministère de l’Environnement. Le coût de construction de ce centre et de quatre autres établissements similaires est estimé à 18 millions de zlotys (5,44 millions d’euros), ajoute la même source. L’objectif visé à travers ce projet est aussi de développer des pratiques éducatives nourries de l’enjeu environnemental La centre qui fait partie du programme opérationnel régional de la voïvodie de Silésie (Pologne du Sud) pour les années 2014-2020, comprendra notamment des installations pour les activités éducatives liées à la biodiversité, des laboratoires dédiés à la recherche dans le domaine de l’environnement et des espaces verts consacrés à l’étude de l »évolution de certaines espèces végétales menacées d’extinction. Grèce – La capacité de la Grèce en énergie éolienne augmentera de plus de 1300 mégawatt (MW) durant la période 2018-2022, soit une hausse de 50 pc par rapport à la production du pays à la fin de 2017. Pour réaliser les objectifs fixés dans ce domaine, la Grèce est appelée à multiplier ses efforts et à mettre en place de nouvelles installations éoliennes, estime le président de l’Association scientifique hellénique de l’énergie éolienne (ELETAEN), Panagiotis Ladakakos. – Une toile d’araignée longue de 300 mètres s’est formée, dernièrement, sur la plage de la ville d’Aitoliko située à l’ouest de la Grèce. Toute la végétation de la plage a été recouverte de cette toile géante, qui serait l’œuvre de l’espèce Tetragnatha. Selon les scientifiques, ce phénomène, bien que rare, s’explique notamment par les conditions climatiques idéales qui favorisent la reproduction chez cette espèce.


    Education : La COSYDEP déroule la SMAE 2019 dans les 14 régions du pays

  • Le 12/04/2019 13:36:28
  • La Semaine Mondiale d'Action pour l'Education (SMAE) est un événement phare pour le mouvement de la société civile œuvrant pour l'éducation, qui connaît un grand succès depuis sa création en 2003. En 2016, l’accent a été mis sur le financement de l’éducation, en 2017 sur la redevabilité et la plus grande participation de la société civile et en 2018 après la conférence de Dakar, sur la reconstitution des ressources. Cette continuité est jugée importante et les nouveaux thèmes devraient donner la priorité aux liens avec les années précédentes. Pour cette année, le thème général retenu est : Faire du droit à une éducation publique inclusive, équitable, de qualité et gratuite une réalité, avec comme slogan : « Mon éducation, mes droits». Ainsi du 10 au 23 avril 2019, la COSYDEP va dérouler une série de panels dans les 14 régions du Sénégal sur des thèmes aussi divers que variés, mais tenant compte des réalités et des spécificités de chaque localité. Des thèmes comme Prise en charge scolaire des enfants handicapés et/ou en situation de vulnérabilité ; Enfants et jeunes hors des structures éducatives : quelles politiques de prise en charge adéquates et efficaces? ; Apport du secteur minier dans l’accès à l’éducation et à la formation, entre autres.


    Education : La COSYDEP déroule la SMAE 2019 dans les 14 régions du pays

  • Le 12/04/2019 13:36:28
  • La Semaine Mondiale d'Action pour l'Education (SMAE) est un événement phare pour le mouvement de la société civile œuvrant pour l'éducation, qui connaît un grand succès depuis sa création en 2003. En 2016, l’accent a été mis sur le financement de l’éducation, en 2017 sur la redevabilité et la plus grande participation de la société civile et en 2018 après la conférence de Dakar, sur la reconstitution des ressources. Cette continuité est jugée importante et les nouveaux thèmes devraient donner la priorité aux liens avec les années précédentes. Pour cette année, le thème général retenu est : Faire du droit à une éducation publique inclusive, équitable, de qualité et gratuite une réalité, avec comme slogan : « Mon éducation, mes droits». Ainsi du 10 au 23 avril 2019, la COSYDEP va dérouler une série de panels dans les 14 régions du Sénégal sur des thèmes aussi divers que variés, mais tenant compte des réalités et des spécificités de chaque localité. Des thèmes comme Prise en charge scolaire des enfants handicapés et/ou en situation de vulnérabilité ; Enfants et jeunes hors des structures éducatives : quelles politiques de prise en charge adéquates et efficaces? ; Apport du secteur minier dans l’accès à l’éducation et à la formation, entre autres.


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    Victor Hugo