Toutes l'actualité

Les aires protégées d’Afrique de l’Ouest : quel avenir pour la biodiversité animale ?

  • Le 11/03/2019 14:18:31
  • En raison du développement des activités anthropiques, les aires protégées représentent bien souvent les seuls espaces permettant le maintien de la biodiversité. En Afrique de l’Ouest, elles offrent une surface limitée, correspondant généralement à moins de 3 % du territoire national (Niger, Mali, Mauritanie, Guinée-Bissau, Guinée-Conakry, Sierra Leone, Libéria, Nigeria, Ghana), parfois à 3 à 10 % des terres (Bénin, Burkina Faso, Côte-d’Ivoire) et très rarement à plus de 10 % de la surface des pays (Togo, Sénégal). Conserver la biodiversité sur si peu d’espace constitue un véritable défi d’autant plus difficile à relever que différents facteurs viennent aggraver la situation : évolution démographique galopante, déficit pluviométrique, faibles moyens humains et matériels. Qu’en est-il aujourd’hui de cette biodiversité en Afrique de l’Ouest : la diversité en espèces et en habitats est-elle maintenue ? Les aires protégées sont-elles de simples refuges ou maintiennent-elles de véritables communautés écologiques ? Peuvent-elles remplir leur fonction de conservation du patrimoine naturel en présence d’activités humaines ? Le séminaire de Parakou nous donne l’occasion de contribuer à répondre à certaines de ces questions. Ce chapitre présente les résultats d’équipes de recherche qui, depuis plusieurs années, s’intéressent à la faune sauvage en perspective d’une gestion adaptée et d’une conservation intégrée. La diversité spécifique et d’habitats est-elle conservée ? En raison des faibles moyens disponibles, peu de données ont jusqu’alors pu être collectées sur la faune sauvage et son habitat dans les aires protégées d’Afrique de l’Ouest. Ces précieuses données, essentielles pour dresser un état zéro de la situation, figurent le plus souvent dans des rapports non publiés, qu’il est particulièrement utile de rendre accessibles. Les bilans de l’état de la recherche sur la faune dans les aires contrôlées tels que celui présenté ici par Houenou Agassounon et al. (ce volume) au Bénin sont à cet égard d’un grand intérêt. La démarche suivante consiste à réaliser des inventaires de faune qui sont la base des travaux de gestion et de recherche ultérieurs. Ces inventaires sont intéressants à plusieurs titres. Ils permettent, en premier lieu, d’évaluer quelle part du patrimoine spécifique national ou régional les aires protégées hébergent et, en second lieu, d’estimer quelles en sont les implications. Nomao et Gautun (ce volume) montrent ainsi que le parc du W au Niger héberge la presque totale diversité spécifique des formes de rongeurs de toute l’Afrique de l’Ouest, rongeurs qui constituent un maillon essentiel des réseaux trophiques et conditionnent notamment la présence de la diversité et de l’abondance des petits carnivores. L’expertise taxonomique des zoologistes a toute son importance, et nécessite parfois même le recours à des outils « pointus », lorsque la détermination des espèces de faune n’est pas possible par la seule observation macroscopique des caractères phénotypiques. Ainsi, chez les rongeurs, Daouda (ce volume) utilise la cytologie pour confirmer ou réviser la position taxonomique de certaines espèces dans le cadre de ses efforts d’inventaire. Le deuxième intérêt des inventaires d’espèces est qu’ils peuvent donner des indications sur la présence d’habitats appropriés au sein de l’aire protégée considérée. Cette approche est plus délicate et requiert ici encore l’expertise des zoologistes capables d’interpréter les données à la lumière de leurs connaissances sur la biologie des espèces de faune considérées. Si la diversité en rongeurs observée par Nomao et Gautun (ce volume) dans le parc du W Niger s’explique par la présence d’une végétation adaptée, à l’inverse, la richesse spécifique d’une aire protégée peut aussi refléter un manque d’habitat disponible et une pression anthropique grandissante. Ainsi, au parc national du delta du Saloum au Sénégal, la mangrove abrite une diversité spécifique élevée de mammifères qui trouve là un dernier refuge face à la destruction des habitats favorables à l’extérieur du parc (photo 1). Mais ces espèces y sont menacées de disparition à plus ou moins brève échéance (Galat et Galat, ce volume). Les inventaires de faune permettent également de mettre l’accent sur les espaces sanctuaires dont il faut envisager la protection. Tel est, par exemple, le cas de la région du massif du Termit au Niger où l’on peut encore observer une diversité spécifique exceptionnelle de faune sahélo-saharienne (Claro et al., ce volume). Agrandir Original (jpeg, 433k) Photographie 1 : Groupe de phacochères se réfugiant dans la mangrove du Saloum à marée montante (cliché Galat-Luong/IRD, 1996) Peut-on concilier conservation de la faune et activités humaines ? Le degré de protection offert par les aires protégées est différent selon le type d’aire protégée considéré. En Afrique de l’Ouest, les forêts classées notamment sont le siège d’activités d’exploitation du bois qui semblent laisser peu de place à la faune sauvage. Cela justifie un effort de recherche particulier. Les travaux de Kassa et al. (ce volume), Assogbadjo et Sinsin (ce volume), Galat et Galat (ce volume), Galat et al. (ce volume) illustrent à quel point l’exploitation de ces forêts représente une menace cruciale pour les primates. La conservation de forêts non exploitées et/ou la restauration de massifs forestiers en parallèle de massifs exploités apparaît être la seule mesure de conservation viable pour ces espèces, et Paraïso et Thomas-Odjo (ce volume) nous montrent ici comment les recherches entomologiques peuvent contribuer à la restauration de ces forêts autant qu’à la sylviculture. D’autres types d’aires protégées exploitées par l’homme, comme les réserves cynégétiques de faune, peuvent sans aucun doute remplir leur fonction de conservation de la faune, si les mesures de gestion sont adaptées. Ces mesures doivent s’appuyer sur de bonnes connaissances des populations animales (effectifs, structure...) ce qui nécessite l’application de méthodes d’investigation appropriées (voir plus bas). Dans ces conditions, la faune gibier représente une ressource précieuse pour les populations locales dont elle assurera la viabilité à long terme par une activité de chasse bien gérée. Dans le cas des aires protégées où la chasse est interdite, l’élevage de faune peut apporter aux populations périphériques une source de viande de brousse régulière qui compense les changements d’usage imposés par la mise en place de ce type d’aire protégée. Le succès zootechnique de ces projets dépend de la connaissance de la biologie des espèces susceptibles d’être élevées. Les aires protégées constituent alors un laboratoire approprié pour étudier leur éco-éthologie et en déduire leurs besoins vitaux en termes d’alimentation et d’habitat (céphalophe de Grimm, Adjibi et al., ce volume ; phacochère, Codjia et al., ce volume ; potamochère, Ekué et al., ce volume). La distribution de la faune et l’utilisation par ces espèces de l’habitat en fonction des saisons sont également des données importantes pour appuyer les opérations de gestion des populations animales au sein d’une aire protégée (primates, Galat et al., ce volume). La bonne connaissance des caractéristiques de l’aire protégée elle-même est essentielle. Chaque aire protégée est un cas particulier, et son utilisation par une même espèce est différente selon les caractéristiques du sol, qui agissent sur la répartition de l’eau et des ressources alimentaires (potamochère, Ekué et al., ce volume). La question de la coexistence de la faune et de l’homme ne peut être appréhendée de façon unilatérale. Si les activités humaines se font souvent au détriment de la survie de la faune, celle-ci peut à son tour représenter une menace pour l’homme, qu’il s’agisse des grands prédateurs comme les hyènes ou les lions, qui en certaines circonstances peuvent s’attaquer au bétail, ou des grands herbivores comme les éléphants, attirés par les ressources végétales que représentent les champs des agriculteurs. Cette question des conflits qui opposent l’homme et la faune sauvage au sein des aires protégées et de leurs zones périphériques est une question particulièrement sensible qui justifie un effort de recherche spécifique. Cet effort doit être pluridisciplinaire et intégrer à la fois dimension humaine et biologie des espèces animales concernées par ces conflits. L’étude menée par Alfa Gambari et al. (ce volume) sur les éléphants de la zone cynégétique de la Djona au Bénin illustre comment une meilleure connaissance des déplacements, de l’aire vitale des espèces et de leur régime alimentaire en fonction des saisons favorisera la compréhension des processus qui présidera à la mise en place de mesures de conservation intégrées pour le bénéfice mutuel de la faune et des populations humaines. La recherche : un avenir pour la biodiversité ? La naissance de la plupart des aires protégées d’Afrique de l’ouest date d’environ 40 à 70 ans, ce qui laisse un faible recul en regard de la longévité de certaines espèces animales. Pour une espèce d’une longévité de 10 à 20 ans par exemple, seules quelques générations se sont succédées depuis la mise en place des mesures de protection à nos jours. Les dénombrements fournissent des données utiles à l’évaluation des tendances évolutives des effectifs de population et de leur densité au sein d’un espace protégé, et il est essentiel de tester les méthodologies à adopter (Kassa et Sinsin, ce volume) et de les harmoniser pour permettre les études comparatives (Téhou, ce volume). L’effectif de population constitue l’un des indicateurs du risque d’extinction des espèces, aux côtés de la surface d’espace vital disponible et de l’étendue de leur aire de répartition. Les travaux de dénombrement et de mesure de l’espace vital permettent à Assogbadjo et Sinsin (ce volume) de confirmer le statut précaire de trois espèces de cercopithèque dans la forêt de Lokoli au Bénin (Cercopithecus e. erythrogaster, C. aethiops tantalus, C. mona). Dans la forêt de la Lama, cinq espèces de primates coexistent à des niveaux d’effectifs de population allant de 50 à 2 500 individus (Nobimè et Sinsin, ce volume). L’étude de la composition des groupes permet de décrire des associations de ces espèces ainsi que leurs comportements respectifs, qui pourraient correspondre à une relation de coopération plurispécifique importante à considérer pour leur conservation. Ces r0ésultats illustrent combien il est important de considérer non seulement les espèces, mais aussi les communautés et peuplements. De telles recherches demandent des moyens importants : la coopération nord-sud est alors particulièrement précieuse (projet Biolama, Attignon et al., ce volume). La prédiction du devenir des espèces animales dépend particulièrement de leur potentiel d’adaptation à de nouveaux habitats. Les connaissances biologiques sur les espèces évoluent à mesure que l’on étudie leurs réactions éco-éthologiques aux nouvelles contraintes qui leur sont imposées. Quel degré de modification d’habitat peuvent supporter ces espèces, quelles sont les priorités de conservation ou de restauration des habitats ? Le cercopithèque à ventre rouge (C. e. erythrogaster), sous-espèce endémique au Bénin, est particulièrement menacée et survit en faibles effectifs dans des habitats de forêt dense semi-décidue et d’anciennes jachères. L’étude de Kassa et al. (ce volume) permet de décrire les caractéristiques des habitats fréquentés par la sous-espèce et de les classer par ordre de préférence. Ces connaissances permettront notamment d’orienter le choix des gestionnaires vers les types d’essences à replanter dans le cadre de programmes de reconstitution de l’habitat. Les aires protégées, par définition délimitées dans l’espace, peuvent-elles conserver les espèces dont la survie est indissociable de grands déplacements ? Une multitude d’oiseaux et de mammifères ont besoin d’effectuer des déplacements qui dépassent les contours des aires protégées et les frontières. L’exemple des travaux de Baillon et Chevallier (ce volume) illustre la complexité des facteurs qui déterminent la présence de la cigogne noire : la position des dortoirs est éminemment variable et ne correspond pas à des sites traditionnels comme on le croyait mais à un choix écologique. On voit ici combien la conservation d’une espèce dépend d’efforts transfrontaliers et combien il est important de travailler non seulement à l’échelle locale mais aussi à l’échelle régionale, voire internationale.


    Protection des zones humides : Un plan d’action lancé à Dakar

  • Le 20/03/2019 13:20:09
  • L’Afrique de l’Ouest abrite un grand nombre de zones humides côtières vitales pour la biodiversité et les économies nationales et locales. Ces zones soutiennent d’importantes populations d’oiseaux d’eau et d’autres espaces d’oiseaux qui se produisent localement dans les mangroves. Ces zones sont affectées par diverses activités économiques et pâtissent d’une gestion non durable. Les populations d’oiseaux migrateurs déclinent ainsi que les rendements de la pêche. C’est pour inverser cette tendance et entreprendre des changements durables qu’un plan d’actions a été lancé, ce mercredi à Dakar, par le PRCM et ses partenaires. Ce plan d’action est financé à hauteur de 6,5 millions d’Euros sur la période 2018-2022 par la fondation MAVA pour la Nature. Il est composé de 7 projets, couvre 4 sites dans 3 pays et mobilise près de 27 partenaires pour la mise en oeuvre des activités. Une large plateforme qui intègre des diverses partenaires et acteurs a été créé dans le cadre du PRCM pour promouvoir la conservation et le développement durable de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest. Un réseau d’aires marines protégées a été établie pour protéger la biodiversité et les écosystèmes essentiels pour la productivité marine. Malgré ces efforts conséquents, les défis de conservation des ressources biologiques notamment les populations d’oiseaux côtiers, et de gestion des ressources halieutiques restent importants. Pour Antonio Arujo, manager de programme Afrique de l’Ouest à la fondation MAVA « d’importants progrès ont été réalisés ces 30 dernières années mais d’avantages d’investissements sont encore nécessaires pour prévenir le contre coup et garantir la durabilité ». C’est pour concrétiser les efforts consentis et impulser des changements sur le long terme que le PRCM et ses partenaires comptent mettre en oeuvre un Plan d’actions destiné à mettre en place un suivi environnemental et informer les acteurs sur la meilleure façon de gérer les zones humides côtières en favorisant à la fois des moyens de subsistance durables aux populations et le maintien d’une riche biodiversité. Un sytème d’animation du plan d’action, animé par le PRCM, sera mis en place et est destiné à favoriser la circulation de l’information, la coordination, la capitalisation des expériences, le plaidoyer et la recherche de fonds. « Nos partenaires et nous même mettront tout en oeuvre pour contribuer à la préservation des fonctions des zones humides côtières ouest africaine » a affirmé M. Senhoury, avant d’ajouter « nous déterminés à mettre à la disposition de tous les acteurs et décideurs qui le souhaitent suffisamment de connaissances et d’outils pour arrêter les impacts négatifs qui pèsent actuellement sur les zones de reproduction et d’hivernage des oiseaux d’eau sur le Banc d’Arguin, le bas delta du fleuve Sénégal, le Saloum et l’archipel des Bijagàs ».


    Biodiversité alimentaire : Grave menace sur la base de nos systèmes alimentaires, comment Inverser les tendances

  • Le 21/03/2019 15:23:02
  • Le premier rapport du genre sur l’état de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture présente des preuves de plus en plus tangibles et inquiétantes que la biodiversité. Détaillant la grave menace qui pèse sur la base de nos systèmes alimentaires, le Rapport formule cependant des recommandations expliquant comment Inverser les tendances… Le rapport de la FAO souligne la réduction de la diversité végétale dans les champs des agriculteurs, l’augmentation du nombre de races d’élevage menacées de disparition et la hausse de la proportion de stocks de poissons surexploités. Sur quelque 6 000 espèces de plantes cultivées à des fins alimentaires, moins de 200 contribuent de manière substantielle à la production alimentaire mondiale et neuf d’entre elles seulement représentent 66% de la production agricole totale. La production animale mondiale repose sur environ 40 espèces animales, dont une poignée seulement fournit la grande majorité de la viande, du lait et des œufs. Sur les 7 745 races de bétail locales répertoriées par pays dans le monde, 26% sont menacées d’extinction. Près du tiers des stocks de poisson sont surexploités et plus de la moitié ont atteint leur limite de résistance. Les informations provenant des 91 pays qui ont contribué au rapport révèlent que les espèces alimentaires sauvages et de nombreuses espèces contribuant aux services écosystémiques essentiels à l’alimentation et à l’agriculture, notamment les pollinisateurs, les organismes du sol et les ennemis naturels des parasites, disparaissent rapidement. Par exemple, les pays signalent que 24% de quelque 4 000 espèces d’aliments sauvages – principalement des plantes, des poissons et des mammifères – diminuent fortement. Mais la proportion des aliments sauvages en déclin serait encore plus importante, car l’état véritable de plus de la moitié des espèces d’aliments sauvages signalées est inconnu. Le plus grand nombre d’espèces d’aliments sauvages en déclin est signalé dans des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, suivis de pays situés en Asie-Pacifique et en Afrique. Cela s’expliquerait peut-être par le fait que les espèces d’aliments sauvages sont davantage étudiées et /ou font l’objet de plus de rapports dans ces pays que dans d’autres. De nombreuses espèces associées à la biodiversité sont également gravement menacées. Elles comprennent les oiseaux, les chauves-souris et les insectes qui contribuent à contrôler les parasites et les maladies, la biodiversité des sols et les pollinisateurs sauvages, tels que les papillons, les abeilles, les chauves-souris et les oiseaux. Les forêts, les pâturages, les mangroves, les herbiers marins, les récifs coralliens et les zones humides en général – des écosystèmes essentiels qui fournissent de nombreux services à l’alimentation et à l’agriculture et abritent d’innombrables espèces – connaissent également un déclin rapide. Principales causes de perte de la biodiversité Les principaux facteurs de la perte de la biodiversité alimentaire et agricole, cités par la plupart des pays déclarants, sont les changements dans l’utilisation et la gestion des terres et de l’eau, suivis par la pollution, la surexploitation et la surpêche, le changement climatique, la croissance démographique et l’urbanisation. Dans le cas de la biodiversité associée, alors que toutes les régions signalent l’altération et la perte de l’habitat comme une menace majeure, les autres facteurs clés varient d’une région à l’autre. Ce sont la surexploitation, la chasse et le braconnage en Afrique; la déforestation, les changements dans l’utilisation des terres et l’intensification de l’agriculture en Europe et en Asie centrale; la surexploitation, les parasites, les maladies et les espèces envahissantes en Amérique latine et dans les Caraïbes; la surexploitation au Proche-Orient et en Afrique du Nord et la déforestation en Asie. Le rapport souligne qu’il y a quand même un intérêt croissant pour les pratiques et approches respectueuses de la biodiversité. Quatre-vingt pour cent des 91 pays déclarants indiquent utiliser une ou plusieurs pratiques et approches respectueuses de la biodiversité, telles que l’agriculture biologique, la lutte antiparasitaire intégrée, l’agriculture de conservation, la gestion durable des sols, l’agroécologie, la gestion durable des forêts, l’agroforesterie, les pratiques de diversification en aquaculture, l’approche écosystémique de la pêche et la restauration des écosystèmes. Les efforts de conservation, à la fois sur site (par exemple, les zones protégées, la gestion de la ferme) et hors site (par exemple, les banques de gènes, les zoos, les collections de cultures, les jardins botaniques) augmentent également dans le monde, bien que les niveaux de couverture et de protection soient souvent inadéquats. Inverser les tendances menant à la perte de la biodiversité Bien que l’augmentation des pratiques respectueuses de la biodiversité soit encourageante, il reste encore beaucoup à faire pour mettre fin à l’érosion de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture. La plupart des pays ont mis en place des cadres juridiques, politiques et institutionnels pour l’utilisation durable et la conservation de la biodiversité, mais ils sont souvent inadéquats ou insuffisants. Le rapport appelle les gouvernements et la communauté internationale à déployer davantage d’efforts pour renforcer les cadres habilitants, créer des incitations et des mesures de partage des avantages, promouvoir les initiatives en faveur de la biodiversité et s’attaquer aux principaux facteurs de perte de la biodiversité. Des efforts plus importants doivent également être déployés pour améliorer l’état des connaissances sur la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture, car de nombreuses lacunes en matière d’information subsistent, en particulier pour les espèces associées à la biodiversité. Nombre de ces espèces n’ont jamais été identifiées et décrites, en particulier les invertébrés et les micro-organismes. Plus de 99% des bactéries et des espèces protistes – et leur impact sur l’alimentation et l’agriculture – restent inconnues. Il est nécessaire d’améliorer la collaboration entre les décideurs, les organisations de producteurs, les consommateurs, le secteur privé et les organisations de la société civile dans les secteurs de l’alimentation, de l’agriculture et de l’environnement. Les possibilités de développer plus de marchés pour des produits respectueux de la biodiversité pourraient être explorées davantage.


    Protection de la biodiversité marine : L’Afd octroie une subvention de plus de 3 milliards de FCFA,

  • Le 25/03/2019 13:43:59
  • L’Agence française de développement (Afd) appuie le Sénégal dans la préservation de sa biodiversité marine. C’est dans ce cadre qu’elle a accordé, une subvention d’un montant de cinq millions d’euros, soit 3.279.875. 000 FCFA au Sénégal. La convention de financement a été signée par Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. M. Ba a expliqué que cette subvention est destinée à financer le projet d’amélioration de la biodiversité des aires marines protégées communautaires. Il s’agit ainsi, de renforcer la capacité de notre pays à gérer des aires marines protégées en s’appuyant sur l’expérience acquise dans des aires établies en zone de mangrove gérées par les communautés locales. Le ministre de l’Economie a saisi cette occasion pour saluer ce nouveau soutien de l’Afd qui témoigne, une fois de plus, de l’excellence des relations entre nos deux pays et constitue un jalon important de la coopération financière. «Cette coopération s’est matérialisée par la signature, depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris, de 40 conventions de financement pour un montant total de 841,470 milliards FCFA, faisant ainsi de la France l’un des premiers partenaires de l’Etat du Sénégal en matière de coopération au développement », a révélé Amadou Ba. «A travers cette subvention, l’Afd poursuit son action et apporte son soutien à la construction du pays », a déclaré à son tour, Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Selon le diplomate, le projet vise la conservation et la mise en valeur durable des mangroves dans les aires marines protégées de Bamboung, Sangomar, Niamone-Kalounayes et Kassa Balantacounda.


    L’extinction de la biodiversité menace notre alimentation, d’après les scientifiques

  • Le 26/03/2019 16:22:10
  • On le sait, la perte de la biodiversité est particulièrement inquiétante. Disparition des espèces, fragilisation des écosystèmes, multiplication des maladies sont autant de problèmes liés à la diminution de la biodiversité. Mais on a parfois du mal à identifier comment la perte de la biodiversité nous affecte concrètement. Pourtant, tout cela a bien un effet direct sur notre vie, notamment sur notre alimentation. En effet, la perte de la biodiversité menacerait notre système alimentaire. Explications. Biodiversité : nos aliments menacés Quel est le lien entre la biodiversité et notre alimentation ? Difficile à imaginer au premier abord. Certes, on comprend bien que si la population d’abeille diminue par exemple, on aura moins de miel. Ou que si la population d’insectes diminue, la pollinisation sera moins efficace. Mais en réalité, les choses sont beaucoup plus graves selon plusieurs études publiées récemment. L’organisation Biodiversity International qui étudie l’impact de la disparition de la biodiversité vient par exemple de publier un rapport inquiétant à ce sujet. En effet, les scientifiques à l’origine du rapport ont montré que près de 75% de nos apports alimentaires proviennent de 12 espèces végétales et de 5 espèces animales principales. C’est très peu. 90% des espèces cultivées auraient disparu depuis un siècle, soit détruites par les pollutions, les maladies ou le réchauffement climatique, soit abandonnées au profit d’une agriculture standardisée. Le problème c’est que nous sommes donc très dépendants de ces espèces pour vivre. En résumé : s’il arrive quelque chose à ces espèces, c’est l’ensemble de notre chaîne d’approvisionnement en nourriture qui est potentiellement en danger. Or face à la disparition de la biodiversité, beaucoup d’espèces végétales et animales comestibles sont déjà menacées. L’étude montre que plus de 1000 espèces cultivées dans le monde sont désormais considérées comme menacées, notamment à cause du réchauffement climatique, de la pollution et de la destruction de leur écosystème, mais aussi de nos choix agricoles (la monoculture intensive notamment). Il semble donc nécessaire de protéger la diversité de nos cultures, mais aussi la diversité du biotope dont dépendent nos cultures. Si la tendance à la disparition de la biodiversité se poursuit, il se pourrait bien que cette menace finisse par affecter directement les espèces dont nous dépendons. On en voit déjà certains signes : certaines cultures comme le mais s’adaptent de moins en moins bien aux conditions climatiques et à la diminution des capacités organiques des sols. Ainsi, le rendement des principales céréales a d’ores et déjà commencé à diminuer un peu partout dans le monde et en particulier en Europe de l’Ouest, signe que ces espèces sont en souffrance. Si le réchauffement climatique se poursuit et que la biodiversité continue à être menacée, il pourrait rapidement y avoir des pénuries, et des zones entières où ces céréales essentielles pourraient ne plus du tout pousser. Une étude publiée l’année dernière prédisait ainsi une diminution de 40% des rendements des principales céréales à cause du réchauffement climatique et notamment de la crise de biodiversité qu’il engendre. Pourtant, il existe des variétés de céréales résistantes à la chaleur, capables de produire dans des environnements secs, comme l’ont montré les recherches menées en 2017 sur les variétés éthiopiennes de durum. Seulement, il faut les préserver.


    Biodiversité : Un projet pour résoudre le problème de la gestion des données

  • Le 28/03/2019 18:03:32
  • Pour rendre l’information sur la biodiversité disponible et facilement accessible aux différents acteurs, le projet du système national d’information sur la biodiversité (SENBIO-infos) avait été lancé en 2016. Les résultats des recherches ont été partagés ce matin au ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD). Selon le Dr Fatoumata Niang Diop, Assistante du projet SEN BIO Infos, les résultats sont pour le moment satisfaisants puisque pouvant permettre de procéder à une analyse préliminaire de certains sites. « Sur les 8.228 espèces connues, 54.000 enregistrements ont été effectués sur des données ponctuelles collectées dans des écosystèmes du Sénégal. »


    Biodiversité : plus de la moitié des vertébrés ont disparu depuis 1970

  • Le 10/04/2019 16:57:44
  • Le Fonds mondial pour la nature (WWF) vient de publier son rapport biennal sur la dégradation des écosystèmes de la planète. Cette année, l'organisation s'alarme du déclin rapide des effectifs parmi les populations de vertébrés, un phénomène qui commence à ressembler à une extinction de masse. À force de subir une baisse de leurs effectifs, les populations peuvent finir par disparaître, entraînant la fin de l'espèce. Cette année, des chercheurs avaient précisé cette notion du seuil de sensibilité, sorte d'effectif minimal. Selon les projections du WWF à l'horizon 2020, sur ces 14.152 populations, 67 % devraient disparaître entraînant, à terme, l'extinction de leurs espèces respectives. Globalement, ces chiffres tendent à confirmer la validité du concept de « sixième extinction de masse ». Une extinction dont le coupable reste principalement l'Homme. L'évolution croissante de son empreinte sur les écosystèmes entraîne notamment une réduction des habitats. D'autres raisons, comme la surexploitation de certaines espèces, la pollution et les changements climatiques, viennent aggraver la situation. Mais, surtout, l'expansion de l'agriculture, portée par l'élevage industriel et la culture d'huile de palme et le soja, est pointée du doigt comme responsable de ce déclin. Elle est considérée comme la principale source de déforestation et de la consommation d'eau. Le rapport dresse également un constat alarmant du dépassement de la biocapacité qu'a la planète à produire, puis absorber les déchets, et à capturer les gaz à effet de serre, et notamment le CO2. L'étude précise qu'en 2012 déjà, il fallait 1,6 fois la biocapacité de la Terre « pour fournir les ressources et services naturels que l'humanité a consommé au cours de l'année ». À titre d'exemple, le rapport souligne que le rythme d'abattage des arbres est bien plus élevé que celui de leur croissance. Il en est de même pour le prélèvement des poissons dans l'océan, supérieur au nombre de naissances. Enfin, l'activité humaine rejette davantage de CO2 dans l'atmosphère que les forêts et les océans ne peuvent en absorber, comme le prouve par ailleurs le dépassement sur toute l'année 2015 du seuil critique de 400 parties par million de CO2 relevé par l'OMM.


    « La biodiversité marine souffre du tapage humain »

  • Le 12/04/2019 13:59:29
  • Il est urgent d’intégrer la variable bruit à la gestion de toutes les industries marines, estime la chercheuse Héloïse Berkowitz, dans une tribune au « Monde ». Le tapage nocturne est sanctionné par la loi. Devrait-il l’être dans l’océan ? Alors qu’une étude scientifique récente met en lumière les effets négatifs des nuisances sonores sur l’espérance de vie humaine, les animaux se révèlent, eux aussi, extrêmement sensibles à la pollution acoustique. Et l’océan, dont l’éloignement et l’immensité peuvent faire oublier les menaces qui pèsent sur lui, est un ­milieu particulièrement bruyant. En effet, toutes les industries en mer polluent acoustiquement. C’est le cas, en premier lieu, du transport maritime. La principale source de bruit provient de la cavitation des navires, un phénomène de formation et d’éclatement des bulles d’air sous l’effet de ­rotation des hélices. Or selon une étude de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, le trafic maritime international de marchandises est passé de plus de 2 000 millions de tonnes en 1970 à plus de 10 000 millions en 2015. Avec l’explosion du trafic, le bruit sous-marin s’amplifie sans cesse, et ce d’autant plus que la flotte internationale vieillissante (vingt ans en moyenne en 2016) serait coûteuse à remplacer et à rendre silencieuse. En outre, l’ouverture de voies maritimes en Arctique du fait de la fonte des glaces menace des écosystèmes jusqu’ici préservés. Imaginez le développement d’une quatre-voies ou d’une ligne à grande vitesse près de chez vous. Personne n’en veut, or c’est bien ce qui se passe dans l’océan. L’échouage massif de baleines sur les plages à cause du bruit ne constitue qu’un des effets les plus visuels de ce type de pollution Au trafic maritime s’ajoute le bruit de toutes les autres activités en mer. L’industrie pétrolière pollue principalement lors de l’exploration sismique du sous-sol, qui fait appel à la technologie des pistolets à air envoyant des pulsations acoustiques jusqu’à des ­kilomètres de profondeur. Phénomène moins connu, les énergies marines renouvelables sont également sources d’importante pollution acoustique, par exemple lors du battage des pieux pour mettre en place des fermes d’éoliennes en mer. Enfin, les sonars militaires, les explosions, et tout ce qui produit des ondes acoustiques, perturbent la faune marine. Ce problème encore peu connu pourrait sembler mineur au regard d’enjeux globaux comme le dérèglement climatique. Et pourtant, non seulement il n’est pas négligeable en soi, mais il vient en outre se combiner à une série de pressions d’origine anthropique qui mettent en péril la biodiversité. Les connaissances scientifiques ont largement progressé ces dernières années sur cette question du bruit marin.


    Biodiversité: les océans malades de l'accroissement du gaz carbonique

  • Le 12/04/2019 14:01:46
  • L’océan mondial est au cœur de la Convention sur la diversité biologique. Un rapport sur l'acidification des océans, signé de trente scientifiques du monde entier, est présenté aux délégués des 194 pays signataires, réunis à Pyeongchang en Corée du Sud pour faire un point d’étape. Le rapport démontre qu’en raison de l’accroissement du gaz carbonique dans l’atmosphère, les océans sont malades. Les océans, qui couvrent environ 70% du globe terrestre, nous procurent de nombreux services, comme l’oxygène que nous respirons ou les poissons et les coquillages que nous mangeons. Nous avons aussi la chance que les océans absorbent le quart du gaz carbonique que nous émettons dans l’atmosphère. Ils fonctionnent comme une sorte de pompe à CO2, ce qui limite le changement climatique.


    Quand l’ONG Doli s’immisce dans la protection de la biodiversité en Afrique

  • Le 24/04/2019 17:56:59
  • L’Afrique abrite une faune et une flore terrestres et marines abondantes et diverses. Une biodiversité qui, par sa richesse, assure des services écosystémiques essentiels pour tirer la croissance économique du continent et atténuer le changement climatique. Or, l’Afrique connaît une perte de biodiversité dramatique. Ainsi, Gérard Seffre, 67 ans, déodatien amoureux de l’Afrique, s’investit depuis 4 ans dans les combats de l’ONG Doli. A l’origine attachée à la préservation des éléphants en Centrafrique, l’association a étendu son champ d’action à d’autres espèces en voie de disparition, notamment la gazelle au Sénégal. Gérard Seffre, délégué régional Grand Est et membre actif de l’association Doli revient d’un voyage de 12 jours dans le parc animalier du Ranch de Bango dans le Nord du Sénégal. Entretenu par l’association sénégalaise Dama, en partenariat avec Doli, ONG (organisation non gouvernementale) française, ce parc est dédié à la préservation de la biodiversité et à la réintroduction d’espèces régionales menacées telles que les gazelles dorcas, l’oryx algazelle ou encore l’autruche à cou rouge. Pendant sa visite, Gérard Seffre, chasseur sensible à l’écologie et à la protection de la biodiversité, assure un suivi des actions menées et participe à l’aménagement du parc de 120 hectares. Un protocole d’accord avec la direction des parcs nationaux du Sénégal autorise le prélèvement de noyaux reproducteurs (mâles et femelles) dans des réserves afin d’assurer le repeuplement dans le parc du Ranch de Bango. « J’ai pu assister à la capture et l’intégration dans le parc d’un oryx. Pendant toute la durée de l’intervention, un vétérinaire surveillait de très près son pronostic vital afin de ne prendre aucun risque, c’était passionnant », raconte Gérard Seffre. Les causes de la raréfaction des espèces régionales sont multiples. La déforestation, le braconnage, la sécheresse et la multiplication des troupeaux de bœufs et chèvres, friands de pâturages, sont autant de facteurs qui mettent en péril la survie des animaux. « Doli » en langue Sango (centrafricaine) signifie l’éléphant. À l’origine l’association avait pour vocation la protection des populations d’éléphants de République Centrale Africaine, décimée par des braconniers. « Mais au regard des violences répétées en Centrafrique, ce projet est pour l’instant mis en suspens », précise Gérard Seffre.


    Emmanuel Macron affiche ses ambitions écologiques pour préserver la biodiversité

  • Le 07/05/2019 15:03:59
  • Emmanuel Macron a annoncé, lundi, une série d'actions en faveur de la biodiversité après le rapport alarmant des experts de l'ONU. Le chef de l'État appelle aussi à "un changement profond" des modes de production. Gaspillage alimentaire, aires de protection, produits phytosanitaires… Emmanuel Macron a annoncé, lundi 6 mai, de futures mesures pour préserver la biodiversité, alors qu'un rapport alarmant de l’ONU était publié sur le sujet le même jour. "Ce qui est en jeu, c’est la possibilité même d’avoir une terre habitable, l’émergence de nouvelles inégalités qui seront dues aux menaces qui pèsent sur notre biodiversité, l’émergence de nouveaux déséquilibres mondiaux", a-t-il dit, à l'Élysée. Emmanuel Macron s'était auparavant entretenu avec des experts de l'IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), dont le rapport publié lundi établit que jusqu'à un million d'espèces animales et végétales sont menacées d'extinction. "Ce rapport nous dit de manière claire que la biodiversité est un sujet aussi important que le changement climatique et que nous ne pouvons gagner cette bataille qu’en mettant ces deux objectifs ensemble", a ajouté le chef de l'État. Responsabiliser les consommateurs Parmi les mesures annoncées, figurent un accroissement des aires de protection, un frein à l'artificialisation des sols et la modification de dispositifs fiscaux et budgétaires. Des mesures contre le gaspillage alimentaire seront prises, en responsabilisant davantage les consommateurs, les restaurateurs et les distributeurs, l'artificialisation des sols sera freinée et des terrains seront réhabilités, a-t-il dit. Le président français a également confirmé sa volonté de pousser les Européens à accroître leurs efforts, notamment en réorientant des financements dans le cadre de la prochaine PAC (Politique agricole commune), et d'œuvrer au-delà de l'Europe, en particulier au G7, actuellement présidé par la France. Transformer les modèles de production Pour contribuer à cette lutte, les dispositifs fiscaux et budgétaires français seront examinés car "nous avons, sur le plan économique, industriel, agricole, énormément d'aides qui ne sont pas toujours en conformité", a-t-il déclaré. Il faut accélérer la transformation des modèles de production, a ajouté Emmanuel Macron, soulignant son objectif de réduire de 50 % le recours aux produits phytosanitaires d'ici 2025. Sans trancher définitivement le sort de la Montagne d'or, un projet controversé de mine en Guyane, il a déclaré qu'"à l'heure actuelle, ce que je sais du projet n'est pas compatible avec l'ambition que je viens de fixer". "Je suis en colère" À trois semaines des élections européennes du 26 mai, lors desquelles l'écologie sera un thème important, plusieurs candidats ont réagi à ces annonces. "Je suis en colère", a déclaré Yannick Jadot, tête de liste Europe Écologie-Les Verts, sur BFM TV. "Nos conditions de vie sont mises en cause et on a un président de la République qui vient faire un big bang de mots. C'est toujours pareil : des paroles, des paroles, des paroles. Il nous fait des promesses mais rien de concret", a ajouté l'euro député.


    Articles Similaires

    Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s’appelait « Histoires Vécues».

    Victor Hugo